Archive pour la catégorie ‘Scolarité et Education’

Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence

Lundi 2 mars 2009

Fin 2009, la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence traversera plus de 90 pays sur les 5 continents

Pour faire entendre la clameur de millions de personnes, qui partout sur la planète souhaitent vivre dans un monde de paix et pour que cessent les guerres.
Pour que les forces du pacifisme et de la non-violence soient majoritaires et élèvent leur voix.

Pourquoi cette Marche ?
> Parce que la faim dans le monde peut être résolue avec 10 % du budget mondial de l’armement. Pouvons-nous imaginer la situation si on destinait 30 ou 50 % de ce budget pour améliorer la vie des
gens au lieu de la détruire ?
> Parce qu’éliminer les guerres permettra de sortir définitivement de la préhistoire humaine et de faire un pas de géant sur le chemin évolutif de notre espèce.
> Parce qu’étant tous manipulés par une minorité, il est temps que chacun, personnellement, manifeste clairement sa position.
> Parce que cette espérance de paix et de non-violence est portée par la voix des milliers
de générations qui nous ont précédés et dont on entend encore l’écho dans tous les lieux
où les guerres ont laissé leur sinistre lot de morts, de disparus, d’invalides, de réfugiés et d’exilés.
> Parce qu’un Monde Sans Guerres est une proposition qui ouvre le futur et qui aspire à se concrétiser dans chaque coin de la planète, afin que le dialogue remplace la violence.

Pour en savoir plus : présentation de la marche

Eau en sachet à vendre …

Mercredi 2 juillet 2008

source : Le Potentiel (Kinshasa) - Regine Kiala - 01/07/2008

Dans les rues et les marchés de la capitale, de nombreux enfants vendent de l’eau en sachet pour nourrir leurs familles.

«Eau pire ou eau pi » (eau pure). C’est ainsi que s’égosillent, toute la journée, des enfants dont certains n’ont que 9 ans, dans le brouhaha du marché Central de Kinshasa.
« Mon employeur prend les recettes de 3 jours et moi je prends celles de 3 autres jours » a fait savoir Fiston Soko, un mineur de 11 ans. Il a précisé que les autres enfants vendeurs sont payés en pourcentage du nombre de paquets vendus. Généralement, dit-il, nous nous approvisionnons aux alentours du marché Central.

Transportant de lourdes charges sur la tête, ces enfants dont l’âge varie entre 9 et 15 ans vendent le sachet d’eau 50 FC la pièce. Les personnes qui fréquentent le marché central sont leurs clients de prédilection.
Après son repas, une vendeuse de bijoux appelle l’un d’eux et prend un sachet. « Je ne peux ouvrir tout de suite mon sac. Mes mains sont sales », lui dit-elle, en palpant l’eau. « Repasse tantôt retirer l’argent. D’ailleurs, ton eau est chaude », ajoute-t-elle.

Les Ouest-Africains (Sénégalais, Maliens, etc.) emploient bon nombre de ces enfants. Ils les hébergent pendant une semaine, voire tout un mois. Ensuite, ces enfants regagnent le toit parental avec des poches remplies.
«Moi, je passe un mois auprès de mon patron. Question de réunir beaucoup d’argent pour laisser la provision à ma famille. Par semaine, je gagne plus de 50 dollars américains», affirme Christian Senga, un adolescent de 15 ans.
L’adolescent fait partie d’un groupe de 4 enfants dont les parents sont chômeurs ou vigiles. Ils habitent la périphérie de Kinshasa. Le plus petit d’entre-eux, Fiston Bola, se dit orphelin de père et de mère.
«J’exerce mon métier ambulant, depuis 2 ans. Je passe la nuit au marché Central. L’argent que je gagne me permet d’acheter à manger et de m’habiller ». Et d’ajouter : «les jours où se jouent les grands matches de football, je sillonne les alentours du stade ; je réalise ainsi de bonnes affaires car je ne partage cet argent avec personne».

Des centaines d’enfants vivent de ce système qui est courant dans bien des marchés de Kinshasa.
Pour un grossiste en eau, habitant près du marché Central de Kinshasa, ces enfants proviennent essentiellement des familles en dislocation ou des familles d’accueil. Ils vendent de l’eau pour contribuer à la survie des ménages.

Un responsable du marché Central de Kinshasa, qui a requis l’anonymat, observe cette situation depuis les années 1990. Il explique que ces petits débrouillards sont plus nombreux dans les marchés entre les mois de septembre et de mai, pendant la saison des pluies.
Durant cette période, en effet, il fait particulièrement chaud dans la capitale congolaise et la population consomme beaucoup d’eau pour étancher la soif.

ENFANT A L’ECOLE, NON DANS LA RUE
Pour alléger le dur labeur de ces enfants évalués à plus d’un millier au marché Central, le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Il doit faire appliquer les droits des enfants et les prendre en charge dans la mesure du possible.
«Dans la rue, ces enfants vivent de multiples maux : la violence, la prostitution, le manque d’hygiène, la malnutrition, l’exploitation, la drogue, la déperdition scolaire, la désintégration familiale, la solitude et le manque d’affection de la part de leurs familles et de la société qui, fuyant ses responsabilités, les qualifie de sorciers », a déclaré un responsable du marché, sous couvert d’anonymat.

Il a, en outre, signalé que le rôle et les responsabilités du gouvernement se définissent par rapport aux dispositions prévues par la protection légale et sociale de l’enfant. Pour lui, le gouvernement manque de politique nationale globale pour l’enfance ainsi qu’un cadre d’intervention intégré au plan d’actions pour la protection de l’enfant congolais.

L’inquiétude majeure réside dans le fait que les défenseurs des droits de l’enfant sont plus focalisés sur les violences sexuelles faites aux enfants alors que ce phénomène d’enfants vendeurs d’eau est aussi une forme de violence.
Les ONG ne s’y intéressent pratiquement pas. Le jour où le phénomène prendra de l’ampleur, les activistes des droits de l’homme se réveilleront pour dire à ces enfants d’abandonner ce métier car leur place n’est pas dans la rue mais à l’école.

Réseau Education Pour Tous en Afrique (REPTA)

Lundi 23 juin 2008
L’association – Réseau Education Pour Tous en Afrique (REPTA) - a pour objet de rassembler les personnes morales, entreprises, collectivités territoriales, associations et institutions pour favoriser et promouvoir entre elles des échanges, des compréhensions partagées, des liens de partenariats et des synergies d’actions visant au développement de l’éducation pour tous en Afrique.

Le « Réseau Education Pour Tous en Afrique » (REPTA) peut se résumer en quatre idées principales :

  • Mettre en relation des acteurs aussi différents que des entreprises, des collectivités territoriales, des associations, les pouvoirs publics et des institutions internationales,
  • sur une priorité : l’éducation pour tous en Afrique subsaharienne
  • en imaginant et réalisant des stratégies innovantes qui tiennent compte des réalités sociales, culturelles et économiques des pays concernés.
  • en travaillant en partenariat avec les pouvoirs publics, les associations, les communautés villageoises africaines.

L’originalité du « REPTA » est d’abord de faire travailler ensemble des acteurs aussi différents que des entreprises, des associations de solidarité internationale, des collectivités territoriales en partenariat avec les pouvoirs publics et des institutions internationales.
C’est ensuiter d’imaginer des stratégies innovantes tant pour alphabétiser les populations exclues du système éducatif, comme les enfants des rues, que pour rendre plus efficace le système éducatif en soutenant des projets comme les classes bilingues.

Le système éducatif en Afrique a de toute évidence besoin d’argent mais tout autant d’idées nouvelles.

pour en savoir plus, visitez le site web de REPTA

L’université virtuelle africaine est ouverte !

Vendredi 20 juin 2008

Source de l’info : Wal Fadjri (Dakar)

Face aux énormes difficultés rencontrées dans le cadre des études universitaires en Afrique, l’Université virtuelle africaine (Uva) trouve comme alternative l’enseignement à distance. La cérémonie d’ouverture a eu lieu le 12/02/2008 en présence de 135 participants provenant de 24 universités africaines de 17 pays francophones, anglophones et lusophones l’hôtel Faidherbe.L’Université virtuelle africaine (Uva) a lancé hier son programme d’enseignement à distance. Elle inscrit cette initiative dans le cadre du renforcement des capacités des universités africaines. Le programme permet, selon Bakary Diallo, le recteur de l’Université virtuelle africaine, d’offrir aux universités partenaires un programme de renforcement des capacités dans des domaines d’enseignement pointus comme le génie informatique, les études commerciales et financières entre autres. De même, ce programme d’enseignement à distance vise l’augmentation du nombre d’étudiants africains qui veulent accéder aux études supérieures de qualité, selon toujours le recteur.

 

La première étape du programme d’enseignement à distance de l’Uva s’étale sur plusieurs semaines. Ainsi les enseignements vont se dérouler jusqu’au vendredi prochain pour les anglophones et les lusophones et du 25 au 29 février 2008 pour les francophones. Les initiateurs de cette université sont revenus sur l’importance de ces ateliers de formation. Ils permettent, selon eux, aux participants de pouvoir aider, en retour, leurs universités à réussir le pari d’intégrer les technologies de l’information et de la communication dans leurs programmes traditionnels. Sur ce point, le recteur de l’Université virtuelle africaine a déclaré que le programme de l’Uva apporte une juste réponse au retard que l’Afrique a accusé dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. A ce propos, d’ailleurs, Bakary Diallo a souligné que le retard accusé par l’Afrique face à l’avancée des nouvelles technologies de l’information est étroitement lié à la fracture numérique.

Pour ce qui est de la qualité des diplômes offerts par le programme de l’enseignement à distance, Bakary Diallo a répondu que ceux proposés par l’Uva, auront la même valeur que ceux décernés par les autres universités du continent et du monde.

Pour en savoir plus : voir le site officiel de l’UVA (en anglais !)

De la scolarité ..

Dimanche 8 juin 2008

2/3 des adultes analphabètes vivent aujourd’hui en Afrique subsaharienne, en Afrique du Nord et en Asie du Sud et de l’Ouest. Nombreux sont les non-scolarisés (ceux qui n’ont pas accès à l’école) et les déscolarisés (qui ont quitté l’école pour le travail, la rue ou pour cause de mariage forcé).

Pourquoi ? Par manque d’intérêts gouvernementaux ? Par manque d’enseignants ? Par manque d’argent ?

Comment y remédier ?