Archive pour la catégorie ‘Femmes d'Afrique’

Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence

Lundi 2 mars 2009

Fin 2009, la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence traversera plus de 90 pays sur les 5 continents

Pour faire entendre la clameur de millions de personnes, qui partout sur la planète souhaitent vivre dans un monde de paix et pour que cessent les guerres.
Pour que les forces du pacifisme et de la non-violence soient majoritaires et élèvent leur voix.

Pourquoi cette Marche ?
> Parce que la faim dans le monde peut être résolue avec 10 % du budget mondial de l’armement. Pouvons-nous imaginer la situation si on destinait 30 ou 50 % de ce budget pour améliorer la vie des
gens au lieu de la détruire ?
> Parce qu’éliminer les guerres permettra de sortir définitivement de la préhistoire humaine et de faire un pas de géant sur le chemin évolutif de notre espèce.
> Parce qu’étant tous manipulés par une minorité, il est temps que chacun, personnellement, manifeste clairement sa position.
> Parce que cette espérance de paix et de non-violence est portée par la voix des milliers
de générations qui nous ont précédés et dont on entend encore l’écho dans tous les lieux
où les guerres ont laissé leur sinistre lot de morts, de disparus, d’invalides, de réfugiés et d’exilés.
> Parce qu’un Monde Sans Guerres est une proposition qui ouvre le futur et qui aspire à se concrétiser dans chaque coin de la planète, afin que le dialogue remplace la violence.

Pour en savoir plus : présentation de la marche

Africa-Femmes Performantes

Samedi 27 septembre 2008

Une association apolitique à but non lucratif dont le but est de promouvoir et développer l’entrepreneuriat africain féminin, développer les partenariats entre les femmes d’Afrique et de sa diaspora des caraïbes et d’amérique, d’europe, de l’Océan indien, de l’asie; d’organiser des échanges internationaux,d’améliorer les conditions de travail des femmes d’origine africaine par: des conseils, formations, maillages, développement de compétences, séminaires et promotion des talents.
Ces objectifs sont fixés dans le but de l’intérêt général de la femme.

Les differents challenges poursuivis par cette association ont pour fondements les valeurs suivantes:
APPRENDRE - S’EDUQUER - S’INFORMER – PARTICIPER - CHOISIR -S’ENGAGER - S’ADAPTER – IMAGINER - AVOIR DES DROITS-REUSSIR - SEDUIRE - AGIR - PERSEVERER

MISSIONS
N° 1:
Par la force de l’exemple, notre mission première est d’inciter les femmes du monde entier à devenir des citoyennes responsables à part entière, chacune dans son environnement et son domaine d’activité.

N°2
Réunir les femmes professionnelles en favorisant la réflexion et le dialogue sur des sujets ayant un impact direct sur leur épanouissement social avec notre « club des performantes » et pour celles qui ont besoin de renforcer leurs compétences, nous mettons en place avec nos partenaires un série de formation.

N° 3:
Fidéliser les femmes responsables compétentes et efficaces en leur offrant des formations et une présence qualitative des partenaires pendant nos différentes rencontres : club des performantes, séminaires, rencontres, dîner ou déjeuner d’affaires, initier des formations en Afrique pour les femmes désireuses de renforcer leurs compétences ou d’apprendre un métier.

N°4
Une collaboration avec les femmes entrepreneurs, scientifiques et ingénieurs, sportives et écrivains est essentielle car elle reste efficace dans divers projets de développement et crée une plate-forme profitable pour tous à long terme.

CHALLENGES
Aider les femmes noires actives à briser l’isolement, les sortir de l’ombre et leur faire partager leurs talents avec d’autres femmes lors de diverses rencontres de réseautage.
Intégrer la femme noire sportive dans nos rencontres de réseautage d’Affaires.
Encourager les écritures de Femmes avec notre “Salon du Livre au féminin” organisé à chaque Congrès annuel.
Préparer avec un meilleur succès le Congrès 2008 à Paris.

Préparer un événement unique dans l’Histoire de l’Afrique: LE CONGRES INTERNATIONAL DE LA FEMME NOIRE EN AFRIQUE EN 2009

Pour en savoir plus : http://www.congresinternationalfemmenoire.org

La vulnérabilité des femmes rurales en république du Mali

Samedi 23 août 2008

A l’instar de la communauté internationale, le Mali n’est pas demeuré en reste de problèmes socio-économiques qui ne cessent de creuser un fossé entre les hommes et les femmes en portant un coup aux conditions d’existence des femmes et en faisant d’elles, une catégorie très vulnérable.
Les femmes rurales restent sujettes à un très faible taux d’alphabétisation (7%). L’analphabétisme est essentiellement du à la réticence des parents qui sont insuffisamment informés et peu sensibles à l’importance de la scolarisation des filles. D’autres facteurs peuvent être pointés du doigt : l’insuffisance d’infrastructure scolaire, les travaux champêtres et domestiques intenses et le mariage précoce.
Ces femmes s’occupent d’elles mêmes et de leurs enfants avec des médicaments traditionnels ce qui augmente le décès péri et néo natal.
Elles souffrent également de la pratique de l’excision sur les fillettes de 0 à 1 ans.
La plupart des associations féminines travaillent dans les domaines du maraîchage et de l’artisanat. D’autres activités sont également pratiquées telles que la cueillette, la coupe du bois, la poterie, la fabrique de charbon dont les produits sont commercialisés sur le marché de Ségou.
Les vendeuses ambulantes courent des risque de harcèlement sexuel, de grossesse non désirées, de contraction de maladies sexuellement transmissibles (IST / VIH / SIDA) et de consommation de produits nocifs.
Le bénéfice des activités de ces femmes revient dans la poche des hommes considérés supérieurs à celles-ci. Ils gèrent ces revenus sans même les consulter. Ces femmes, qui constituent 52% de la population en république du Mali, n’ont pas de liberté d’expression au foyer.
Il est indispensable de mener des actions visant à réduire la vulnérabilité des femmes rurales du Mali en sensibilisant les parents, en les alphabétisant, en organisant des formation professionnelle et des séances d’information sur les droits des femmes. La construction et l’équipement d’une bibliothèque est un des moyens d’action actuellement mis en œuvre par l’association GANGAN.

Demba Doucoure
Association Gangan République du Mali / Afrique de l’Ouest

Women Of Africa

Jeudi 26 juin 2008

WOMEN OF AFRICA (WOA, qui veut dire “TOI” en dialecte africain) est une Association Loi 1901 crée le 08 Mars 2002 par un groupe de femmes et d’hommes d’horizons divers, ouverte à TOUTES et à TOUS.
Elle a démarré ses activités en Mars 2003.

Elle s’est constituée autour d’une triple volonté :

concevoir et mettre en place des programmes de développement en faveur des femmes, des jeunes et des enfants qui sont les populations les plus vulnérables et dont la marginalisation est un facteur important de sous-développement.

favoriser une intéraction efficace entre le nord et le sud, le sud et le sud par le biais de partenariat-projets afin d’apporter des réponses concrètes et mener des actions de proximité réelles auprès des populations en difficulté et fragilisées.

déployer les forces vives locales et d’aider intelligemment les populations, en les responsabilisant et en leur apportant des outils d’aide à l’autonomie, afin de leur permettre de rester chez elles où elles sont le mieux et de participer ainsi au développement leur pays respectif.

Aujourd’hui plus que jamais, l’action sociale régionale et internationale doit se poursuivre, bien qu’elle ne soit pas la seule réponse aux problèmes de notre temps. Women of Africa privilégie les projets de développement durable sur les projets d’urgence : une approche constructive sur une approche strictement réparatrice. Elle se constitue progressivement un réseau de relais nationaux, régionaux et internationaux, d’associations, de partenaires individuels ou collectifs.

Nombreux sont ceux qui, partout dans le monde, imaginent, inventent, initient et mettent en pratique une autre forme de solidarité, une autre manière de produire, d’échanger et de redistribuer les richesses. Women of Africa soutient ces populations et ces groupements qui mettent en œuvre d’autres conceptions d’existence. Ils cherchent à promouvoir une citoyenneté responsable, en agissant localement et en pensant mondialement.

Riche de la volonté et de l’engagement de ses membres et partenaires, Women of Africa s’attelle aujourd’hui à participer à la construction d’un réseau africain contre la misère.

Pour en savoir plus, visitez le site web

Le rôle de la femme dans l’économie africaine et dans la sécurité alimentaire

Mardi 24 juin 2008

Sources : M. Kimani, Women struggle to secure land rights, Africa Renewal, Vol.22, p.10

L’économie, en Afrique, de même que l’alimentation, dépend presque entièrement des femmes. Elles représentent, selon l’ONU, près de la moitié de la main d’oeuvre agricole, et sont à l’origine de 80 à 90% de la transformation, du stockage, du transport des aliments, ainsi que des travaux de sardage et de désherbage.

Pourtant, leur accès à la terre est généralement difficile et compromis. Bien souvent, lorsqu’une femme perd son mari, elle perd également sa parcelle, qui était le seul moyen de subsistance de la famille. Une situation de vulnérabilité et de dépendance.
Elles vivent alors en marge de la société, contraintes à partir, et vendent des aliments dans la rue. Problèmes de logement et problèmes de sécurité alimentaire vont dès lors de pair.
Nombre d’entre elles sont alors obligées de se soumettre à la prostitution, et sont dès lors vulnérables aux problèmes de violence, de maltraitance, mais aussi aux risques de transmission du VIH/sida.

La femme africaine et les droits fonciers

Si les femmes n’ont jamais bénéficié de droits fonciers, elles étaient bien souvent protégées par la tradition, qui leur permettaient l’accès à la terre même après un divorce, une séparation ou un veuvage. Si la tradition n’était pas respectée, elles pouvaient alors avoir recours à un arbitrage traditionnel.
Mais, avec la colonisation, les concepts de propriétés privées et d’occupation des terres ont été introduits et généralisés. Les terres ont été divisées et privatisées. En parallèle, la démographie croissante a eu pour conséquence une exploitation excessive et un épuisement des terres. Une concurrence rude s’est formée autour des parcelles. Dès lors, les femmes eurent de moins en moins accès aux terres.
Bien souvent, un double système est effectif, rassemblant régimes traditionnels de propriété foncière et lois issues du modèle occidental.
Selon les femmes, il est temps aujourd’hui de clarifier et de modifier les lois. Les militants du droit des femmes à la terre poursuivent ce plaidoyer depuis des années, avec peu de résultats.
Les femmes réclament que ces droits fondamentaux soient inscrits dans la constitution, et que l’égalité des droits en matière de propriété soit juridiquement reconnue. Il s’agit, dans un premier temps, d’informer les femmes qu’elles ont des droits, et qu’elles peuvent les faire reconnaître, les utiliser. Implicitement, il s’agit aussi de revaloriser le rôle de la femme, qui pourtant, assume la presque entièreté de l’économie africaine. Un débat qui risque fort bien de durer…

Des avancées porteuses d’espoir

Des avancées ont déjà eu lieu. Comme au Rwanda, où le gouvernement a adopté en 1999 une loi qui donne aux femmes les mêmes droits d’héritage qu’aux hommes. Au Ghana, où la production de cacao a permis de donner des parcelles de terre aux femmes qui en deviennent propriétaires. Au Kenya encore, les terres saisies sont l’objet de négociations pour que les femmes puissent toujours y avoir accès. Au Swaziland, 13 parcelles de terre ont été octroyées à des veuves séropositives.

Des pistes à suivre …

Bukavu - les associations féminines réfléchissent sur les avancées de la déclaration de Dar es Salaam

Mercredi 18 juin 2008
source: Le Potentiel (Kinshasa) - 7 Juin 2008 / Publié sur le web le 9 Juin 2008
Cette déclaration de Dar es Salaam est axée sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs.
Selon la secrétaire exécutive de COFAS ( Conseil des organisations des femmes agissant en synergie), la déclaration signée en novembre 2004 par 11 chefs d’Etat et de gouvernement de la région des Grands Lacs n’a pas contribué complètement à la stabilité dans les pays concernés.
Cependant, le COFAS encourage les signataires de la convention de Dar es Salaam à ne pas se décourager. Selon cette organisation, la recherche de la paix, la sécurité, la démocratie et le développement est un processus lent.
Prudence Shamavu s’explique : « Dans des processus pareils, malheureusement, il y a toujours ce qu’on appelle des agendas cachés.
Quelque part, cela dénote d’une certaine collaboration avec des niveaux qui ont plutôt d’autres intérêts que nous semblons ignorer. C’est à ce moment-là que la population saura que les politiciens sont en train de faire leurs histoires. Nous, ces choses, on ne les connait pas. C’est ce qui est dangereux parce qu’à un certain moment, la population peut se fatiguer et se dire, nous nous époumonons pour rien, il y a des choses que nous ne connaissons pas. Il ne faut pas faire des choses qui font que les communautés commencent à se méfier des décideurs. Ca, ça ne marche pas ».
Raymonde Senga Kosi