Archive pour la catégorie ‘Diaspora’

La base de données de la Diaspora africaine

Vendredi 5 septembre 2008

La diaspora africaine, éparpillée à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et en Afrique, est un atout précieux à la fois pour les pays d’origine et le pays hôte. Dotée de plus ou moins de compétences, d’idées et de l’expertise acquise dans le pays d’origine et à l’étranger, ils amènent avec eux une nouvelle vision et incarnent bien souvent une force porteuse de changement.

Dans le contexte de la fuite des cerveaux en Afrique, en particulier dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, la technologie et les affaires, la diaspora africaine peut jouer un rôle crucial en tant qu’agents et partenaires pour le développement en Afrique.

L’OIM a mis en place le programme Migration pour le Développement en Afrique (MIDA) comme un cadre directeur pour tenir compte de la volonté des migrants et des membres de la diaspora de contribuer au développement de leur pays d’origine et de faciliter la circulation de leurs compétences, expertise et l’expérience en Afrique. À cet effet, MIDA doit identifier et évaluer les profils et les ressources de la diaspora africaine. Par conséquent, l’OIM est en train de créer une vaste base de données Diaspora, qui rassemble des informations, telles que les pays d’origine, pays de résidence, le profil éducatif et professionnel, et cetera (Pour en savoir plus sur le cadre MIDA).

Quelle est la fonction de la base de données?

Les informations stockées dans la base de données de la diaspora sera un outil utile pour l’OIM, ainsi que les gouvernements, la société civile et le secteur privé, afin d’évaluer et d’utiliser les connaissances et les ressources disponibles de la diaspora africaine qui sont disposés à contribuer au développement de leur pays d’origine. OIM fera en sorte que ces informations seront stockées et partagées dans le plein respect de la vie privée et la confidentialité. (Voir Déclaration de confidentialité)

Qui devrait s’inscrire?

Vous êtes membre de la diaspora africaine, et vous voulez contribuer aux efforts de développement de votre pays d’origine dans des secteurs clés tels que:

L’agriculture
Les arts et les lettres
La gestion d’entreprise et le commerce
L’éducation
La santé
Le droit
L’administration publique et les services
Les sciences et la technologie

De quels services puis-je bénéficier en m’inscrivant dans la base de données?

Lorsque vous vous inscrivez dans la base de données, vos informations seront analysées par l’OIM et partagées avec les institutions pertinentes, telles que les gouvernements, la société civile et le secteur privé de votre pays d’origine.

Par conséquent, vous pourrez être contactée et vous voir proposer des offres d’emploi, des opportunités d’investissement et des offres de collaboration temporaire sur le marché du travail de votre pays d’origine. Plus largement, la base de données aide les membres de la diaspora à se mettre en contact avec leur pays d’origine et avec le réseau de collègues de la diaspora.

Qui sont les organisations partenaires de l’OIM?

Pour l’élaboration et le fonctionnement de la base de données, l’OIM collabore avec Femmes Africa Solidarité et AfricaRecruit.

Est-ce que mes données personnelles sont protégées?

Votre profil et les coordonnées seront stockés et partagées de façon strictement confidentielle. Votre nom ne sera pas partagé, car vos données seront déposées dans le cadre d’un certain nombre de codage. Si, à tout moment, vous voulez vous retirer de la base de données, veuillez prendre contact avec le gestionnaire de base de données.

Pour en savoir plus : http://www.iom.int/jahia/Jahia/lang/fr/pid/1810

La collection « PROBLÉMATIQUES AFRICAINES »

Mercredi 2 juillet 2008

Une collection à paraître aux éditions L’HARMATTAN Sous la direction du Professeur Lucien AYISSI

La Collection « Problématiques Africaines » que le professeur AYISSI souhaite créer et diriger au sein des Éditions L’Harmattan, se définit comme un cadre éditorial réservé aux penseurs africains et africanistes. Il est destiné à la publication des manuscrits portant sur des thématiques relevant de la philosophie morale et politique. Relativement à l’Afrique, nous pensons que la philosophie morale et politique surabonde de problématiques dont les divers modes de traitement théorique méritent d’être publiés aux Éditions L’Harmattan, à la seule condition que leur pertinence conceptuelle soit avérée et que la bonne qualité scientifique des travaux à publier soit garantie par leurs auteurs. Assurer aux divers modes de conceptualisation des problèmes éthiques et politiques qui se posent aujourd’hui au continent africain une diffusion à la fois très étendue et très efficace à travers les Éditions L’Harmattan, tel est le principal objectif de la Collection « Problématiques Africaines ».

1 - Ambitions scientifiques de la Collection

Si les ambitions majeures de la Collection « Problématiques Africaines » consistent, pour l’essentiel, à penser, pour leur meilleure intelligibilité, les risques de désintégration que courent les États multi-ethniques d’Afrique dont la gestion politique de l’hétérogénéité identitaire est souvent fort problématique et à étudier les remous socio-politiques et les problèmes de développement que connaît le continent africain ; cette collection cherche surtout à promouvoir la pensée relative au devenir et même à l’avenir éthique et politique de l’Afrique dans un monde dont on proclame de plus en plus la fin de l’histoire et de la géographie. C’est effectivement dans ce monde dont l’espace-temps est considérablement compressé qu’il importe aux penseurs africains et africanistes de réfléchir sur les conditions de possibilité de la libre participation, sur la base de son fonds culturel, de cette partie du monde dans une dynamique politique et économique globale dont elle se contente jusque-là de subir les effets.

L’enjeu principal de cette pensée à promouvoir est la réappropriation conceptuelle, par les penseurs africains ou africanistes (philosophes, sociologues, anthropologues, politologues, et autres hommes de culture), d’un débat qui est souvent mené ou animé ailleurs par d’autres, mais dont les conclusions trouvent généralement dans le continent africain, leur champ d’application ou d’expérimentation.

En servant de support éditorial à l’appropriation et au développement d’un débat dont les penseurs africains et africanistes pourront rénover les concepts clés et actualiser les problématiques, la Collection « Problématiques Africaines » veut contribuer à la correction de l’hétéronomie intellectuelle et idéologique dont l’Afrique est encore l’objet.

La pensée à promouvoir doit notamment s’articuler, dans la perspective de la justice et de la paix, autour de la « paradigmologie » éthique et politique en vigueur, donc aux questions liées aux droits de l’homme, à l’incidence de la démocratie sur la libération de l’espace politique et à l’aspiration des Africains à actualiser leur humanité et à exister comme de véritables citoyens du monde, à la gouvernance, c’est-à-dire à la définition des meilleures conditions de possibilité politique de l’expression des préférences particulières des citoyens ou des divers groupes ethno-identitaires, en référence aux normes républicaines qui régissent tout État de droit digne de ce nom.

Cette pensée peut également interroger les différentes approches développementalistes connues pour contribuer à une meilleure compréhension du problème de développement de l’Afrique à partir d’une réévaluation radicale des problématiques relevant de l’afro-pessimisme ou de l’afro-optimisme. Cela passe par une vaste réflexion portant sur les modalités de la construction théorique des principes normatifs devant fonder le vivre-ensemble en Afrique et sur les modalités éthiques et politiques de la gestion de la différence dans un contexte où la précarité, aggravée par la mal-gouvernance et les politiques d’ajustement structurel, fait souvent le lit soit de l’ensauvagement de l’espace politique transmué en surface de prédation, soit de la conflictualité, quand la pauvreté morale consécutive à cette précarité ne fait pas que le continent africain soit souvent en demande de providence politique et économique auprès de l’Occident ou de l’Orient.

En mettant en valeur les concepts construits à partir de l’existant éthique et politique africain, mais dans le sens d’une prospective chargée de promesses de solutions pouvant réformer ou révolutionner l’être-au-monde de l’Afrique et des Africains, la Collection « Problématiques Africaines » a également l’ambition d’être un important espace scientifique susceptible de rendre de plus en plus présente l’Afrique dans les débats mondiaux relatifs à l’éthique et la politique. En servant de cadre d’expression ou en jouant le rôle de forum pour ceux des penseurs africains ou africanistes qui veulent participer à la problématisation morale et politique du devenir et même de l’avenir de l’Afrique, la Collection « Problématiques Africaines » veut, à terme, se constituer comme un cadre de réflexion disposant d’une expertise scientifique de référence qui peut être sollicitée non seulement par des décideurs politiques, mais aussi par des organismes désireux d’accéder à la bonne intelligibilité des problèmes éthiques et politiques d’une Afrique tiraillée par la tradition et la modernité, mais qui fait aussi face aux pressions idéologiques d’une postmodernité dont elle a du mal à concilier l’offre axiologique avec ses propres valeurs culturelles.

2 - Modalités de réalisation des ambitions scientifiques de la Collection

La Collection « Problématiques Africaines » entend réaliser ses ambitions scientifiques en servant de cadre d’analyse de l’expérience socio-politique africaine et en interrogeant l’histoire des idées morales et politiques pour vérifier, à la lumière des défis culturels et politiques que l’Afrique doit relever face au développement, à l’actualisation de la citoyenneté et de l’humanité des Africains dans l’histoire et aux impératifs de la mondialisation, la pertinence actuelle des doctrines philosophiques, sociologiques ou anthropologiques qu’une telle histoire présente.

Elle veut également y parvenir en interrogeant les références éthiques et les paradigmes politiques qui sont très souvent présentés ou imposés à l’Afrique, dans le sens de la libre (re)construction des normes d’une éthique du développement et du vivre-ensemble, adaptées à une Afrique qui, bien que ne pouvant pas s’ « insulariser » dans un monde de plus en plus ouvert, a une identité culturelle à préserver contre la tendance de la mondialisation au gommage de la différence.

Pour atteindre ces objectifs, il s’agira donc, pour la Collection :

  1. de motiver, à travers une importante opération de promotion médiatique de ladite Collection, les penseurs africains ou africanistes à élaborer davantage de réflexions conceptuellement innovantes et bien structurées sur les questions d’ordre éthique et politique, donc pouvant enrichir, dans l’interdisciplinarité, un débat qui tend à se scléroser autour des thèmes idéologiques classiques parce que bien connus, mais dont l’obsolescence semble frapper de discrédit les discours traditionnels qui les remuent et les véhiculent ;
  2. d’encourager et d’entretenir la réflexion à travers des colloques, des conférences ou des tables-rondes portant sur les questions relatives à l’éthique et à la politique, mais dont le centre d’intérêt est principalement l’Afrique, de manière à inciter les penseurs africains et africanistes à renouveler constamment leurs concepts et à  produire des textes de bonne facture scientifique dans ce domaine ;
  3. de procéder à de réguliers appels à contribution autour des problématiques relevant de la philosophie morale et politique dans le sens de la publication aux Éditions L’Harmattan d’ouvrages collectifs sous la direction scientifique d’intellectuels de renom ;
  4. d’effectuer constamment la « chasse » aux manuscrits traitant des questions d’éthique et de politique se rapportant à l’Afrique ;
  5. de solliciter et d’exploiter toutes les expertises disponibles dans le domaine pour une évaluation rapide et objective des divers manuscrits présentés ;
  6. de faire connaître, pour leur bonne circulation, les savoirs ainsi produits à travers non seulement les canaux de diffusion des Éditions L’Harmattan, mais aussi à travers les médias.

En somme, c’est surtout par des publications susceptibles non seulement de faire honneur aux penseurs africains et africanistes qui interviennent dans ce cadre éditorial dans les autres espaces scientifiques du village planétaire, mais aussi par celles qui sont capables d’assurer le prestige des Éditions L’Harmattan dans un monde de plus en plus ouvert sous l’effet de la mondialisation, que la Collection « Problématiques Africaines » veut parvenir à réaliser pleinement ses nobles ambitions scientifiques, afin que se développe davantage, pour le progrès de la science et de l’humanité, le dialogue des cultures dans le cadre duquel la présence de l’Afrique et la contribution des penseurs africains et africanistes doivent être de très bonne qualité.

Pour plus d’info, visitez le site web des éditions L’harmattan

La communauté internationale, de la toute-puissance à l’inexistence

Lundi 16 juin 2008
Un livre de Kanga Bertin Kouassi - publié en 2007 aux éditions L’Harmattan (ISBN:2296040551)

Extraits :
Le jours où toutes les populations du monde auront accès à l’instruction, elle n’auront plus à se préoccuper de ne pas mourir de faim, le jour où la “communauté internationale” leur rendra leur dignité, alors elles auront fait un pas en avant vers la démocratie. Cette constatation ne signifie pas que les Etats les moins avancés économiquement doivent s’enfermer dans des structures politiques archaïques ou supposées telles. C’est simplement rappeler que, pour diverses raisons, certaines petites nations qui souhaitent entrer dans la démocratie, peuvent ne pas y parvenir. Et ce n’est pas - nous y insistons - par les armes que la communauté internationale les y aidera !

Ce sont les gouvernants des grandes nations qui mènent les guerres dans d’autres pays sous prétexte d’instaurer les droits de l’homme. Mais ce ne sont pas eux qui les protègent. Ce sont les ONG qui le font lorsque leurs actions sont légitimes et ne s’inscrivent pas dans des jugements ethnocentriques à l’égard des peuples dominés dont les crises - qui conduisent le plus souvent à bafouer les droits élémentaires de l’homme - peuvent avoir des origines externes.
Dans cette “action de civilisation” en faveur d’une culture des droits de l’homme, on peut comprendre que les grandes organisations non gouvernementales ne puissent se défaire des clichés …

Un aperçu limité de ce livre est disponible sur GOOGLE Books