Archive pour août 2008

La vulnérabilité des femmes rurales en république du Mali

Samedi 23 août 2008

A l’instar de la communauté internationale, le Mali n’est pas demeuré en reste de problèmes socio-économiques qui ne cessent de creuser un fossé entre les hommes et les femmes en portant un coup aux conditions d’existence des femmes et en faisant d’elles, une catégorie très vulnérable.
Les femmes rurales restent sujettes à un très faible taux d’alphabétisation (7%). L’analphabétisme est essentiellement du à la réticence des parents qui sont insuffisamment informés et peu sensibles à l’importance de la scolarisation des filles. D’autres facteurs peuvent être pointés du doigt : l’insuffisance d’infrastructure scolaire, les travaux champêtres et domestiques intenses et le mariage précoce.
Ces femmes s’occupent d’elles mêmes et de leurs enfants avec des médicaments traditionnels ce qui augmente le décès péri et néo natal.
Elles souffrent également de la pratique de l’excision sur les fillettes de 0 à 1 ans.
La plupart des associations féminines travaillent dans les domaines du maraîchage et de l’artisanat. D’autres activités sont également pratiquées telles que la cueillette, la coupe du bois, la poterie, la fabrique de charbon dont les produits sont commercialisés sur le marché de Ségou.
Les vendeuses ambulantes courent des risque de harcèlement sexuel, de grossesse non désirées, de contraction de maladies sexuellement transmissibles (IST / VIH / SIDA) et de consommation de produits nocifs.
Le bénéfice des activités de ces femmes revient dans la poche des hommes considérés supérieurs à celles-ci. Ils gèrent ces revenus sans même les consulter. Ces femmes, qui constituent 52% de la population en république du Mali, n’ont pas de liberté d’expression au foyer.
Il est indispensable de mener des actions visant à réduire la vulnérabilité des femmes rurales du Mali en sensibilisant les parents, en les alphabétisant, en organisant des formation professionnelle et des séances d’information sur les droits des femmes. La construction et l’équipement d’une bibliothèque est un des moyens d’action actuellement mis en œuvre par l’association GANGAN.

Demba Doucoure
Association Gangan République du Mali / Afrique de l’Ouest

Labomobile et PC solaire - des solutions pour l’Afrique !

Mardi 12 août 2008

Labomobile donne aujourd’hui de l’espoir aux jeunes africains. A travers ses formations All In One, Labomobile par des transferts de compétences et de technologie s’implante comme un véritable vecteur de création d’emploi. Ibrahim Sadio, un jeune Sénégalais formé aux technologies des réseaux sans fil (Wifi) et courant porteur en ligne, et initié à l’ingénierie financière par le LABOMOBILE est aujourd’hui un exemple de réussite.

Pour en savoir plus : http://www.labomobile.net/index.htm

Alimenter un PC de bureau à l’énergie solaire en continu ? C’est le projet un peu fou de présence PC et ça marche !
“Comment construire un PC uniquement alimenté par la lumière du soleil ?”
La lecture de cette série d’articles va vous convaincre qu’il existe des alternatives à l’achat d’un PC ordinaire. Notre PC solaire est un ordinateur tout à fait normal, assemblé à partir de composants récents et raisonnablement puissants (Athlon 64 X2 BE-2350), et pourtant il ne consomme que 61 watts au repos, moniteur compris. Il est vrai que pour arriver à ce résultat, nous avons dû nous creuser un peu la tête et inventer. Mais, maintenant que nous avons prouvé que monter un tel PC était possible, nous pouvons enfin envisager sereinement l’étape suivante.

Dans cet article nous allons donc vous présenter en détail notre installation : les outils dont vous aurez besoin, le choix d’un accumulateur adapté, ainsi que l’installation et la mise en service. Vous verrez comment nous avons réussi à orienter automatiquement nos panneaux pour qu’ils suivent la trajectoire du soleil, et comment installer un accumulateur pour stocker l’excédent d’énergie. Oui, le PC solaire fonctionne même pendant la nuit !”

Pour ceux qui auraient manqué le début, voici les deux premiers articles de cette série :
-Construisez votre PC solaire – Première partie : Introduction à l’énergie solaire
-
Construisez votre PC solaire – Deuxième partie : Choix des composants
Sur : presence-pc.com

Sommaire :
- L’installation solaire
- Des panneaux solaires polycristallins de 260 watts
- Fabrication du châssis des panneaux solaires
- Le système d’orientation automatique
- Pilotage : cordages et palan
- Une motorisation simple, mais efficace
- Composants utilisés
- Seulement 2,6% de perte avec les câbles électriques
- Des boîtiers de dérivation pour les câbles
- Un régulateur pour charger l’accumulateur
- 1,5 kWh dans notre accumulateur
- Fonctionnement sur 24h
1592 Wh pour l’accumulateur
- La liste de courses
- En route vers le live test !

L’AFRIQUE DIT NON !

Lundi 11 août 2008

Appel des peuples d’Afrique à l’opinion publique européenne et internationale

« Jusqu’à présent, nous avons eu une politique pour l’Afrique, il nous faut aujourd’hui une politique avec l’Afrique (…). L’Afrique est redevenue un enjeu géostratégique majeur sur la scène internationale. Le continent africain retrouve aujourd’hui une place en accord avec ses énormes potentialités dans les différents agendas politiques internationaux.

Si l’Europe n’a plus que la camisole de force des APE à nous proposer, on peut se demander si l’imagination et la créativité ne sont pas en panne à Bruxelles
Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal.

En Afrique, comme en Europe, les peuples et les dirigeants ont exprimé leur volonté de cheminer ensemble dans le respect et la solidarité, pour consolider des liens que ni, l’histoire, par moment douloureuse, ni les vicissitudes de l’évolution mondiale n’ont réussi jusqu’ici à défaire. Cet acquis doit être préservé.  
L’Europe a bien compris la force et le potentiel de l’Afrique dans le contexte international actuel. L’Afrique est aussi parfaitement consciente de cette réalité et a décidé d’imprimer sa propre empreinte sur son évolution.
La construction d´un nouveau partenariat Europe-Afrique demande cependant à la fois du temps, de la cohérence et une prise en compte des déséquilibres de pouvoir économique et politique et des ambitions légitimes de chaque peuple. Pour être mutuellement avantageux, il doit être fondé sur des principes forts de  respect, de solidarité et de confiance.  Or, en cherchant à imposer les Accords de partenariat économique (APE) comme seul modèle de partenariat avec l’Afrique, en ignorant les nombreuses alternatives qui laisseraient aux pays africains la liberté de mettre en œuvre leurs propres politiques de croissance et de développement, en accentuant les pressions sur les gouvernements africains pour la signature des APE et en sapant les fondements du processus d’intégration du continent africain si difficilement mis en œuvre, sur la base du principe « diviser pour mieux régner » de si triste mémoire, l’UE contredit par ses actes son propre discours en faveur de l’intégration et du développement de l’Afrique et se met en porte à faux par rapport aux principes définis en commun. Oui l’Afrique rejette les Accords de partenariat économique. Ces accords portent en eux la désintégration des économies et institutions régionales et rendront impossible tout espoir d’intégration continentale. Ils rendront vaines les tentatives de construire des marchés régionaux ou continentaux. En instaurant une réciprocité commerciale faussement symétrique et inéquitable et en organisant l’invasion de nos marchés par les produits européens subventionnés, ils perpétueront la dépendance de nos économies aux seules matières premières et détruiront nos industries vulnérables, tout en tuant dans l’œuf tout espoir d’industrialisation future. Ils soumettront nos agricultures et porteront de façon irréversible atteinte à notre souveraineté alimentaire. Ils appauvriront nos Etats qui ne pourront plus répondre aux besoins les plus élémentaires de nos peuples et créeront les conditions à davantage de conflits et d’instabilité politique.
Appauvries, sans perspectives de progrès et plongées dans un profond désespoir, nos forces vives seront encore plus tentées par l’immigration. Il est même à craindre que le forcing de la Commission européenne, en dressant la jeunesse et l’intelligentsia africaine contre la coopération avec l’Europe, ne soit totalement contre productif. Cela n’est ni dans l’intérêt de l’Europe ni dans celui de l’Afrique.
La période transitoire mise en avant et les milliards promis par l’Europe ne seront pas à même de compenser  les pertes commerciales, économiques et politiques que ces accords nous feront subir.
Ayant étudié les impacts potentiels de ces accords, l’élite et les masses africaines ont pris leurs responsabilités et exprimé leur refus d’y adhérer. L’accord ne peut hypothéquer le droit inaliénable de nos peuples au développement et au progrès. L’avenir ne dépendra pas de l’assistance mais de la possibilité qu’auront nos peuples de créer par eux mêmes de la richesse et de vivre ensemble sur leur terre dans la paix et la dignité. Pour nous, l’alternative se situe dans une intégration africaine renforcée, dans la construction d’une agriculture qui nourrit les hommes, un système industriel diversifié, des services dynamiques, des Etats démocratiques qui jouent pleinement leur rôle pour faciliter l’accès au progrès à leurs populations et donner éducation et emploi à la jeunesse. Ces ambitions légitimes ne pourraient se réaliser si le système des échanges qui lie nos économies au reste du monde ne permet pas la création de richesses sur le sol africain et si nos économies sont soumises à une compétition déloyale.
Cet appel est une main tendue aux peuples d’Europe. L’Afrique ne s’oppose pas à l’Europe mais veut un partenariat compatible avec ses intérêts et ses aspirations. Nous avons la ferme conviction qu’africains et européens «devraient se forger un destin commun en lançant les fondements d’une alliance objective sur la base de leurs complémentarités.»
Nous appelons nos frères et sœur d’Europe, les intellectuels, les organisations et associations, et toutes les personnes de bonne volonté, amis de l’Afrique et simples militants de la justice, de l’équité et du droit des peuples, à se joindre à nous pour que chaque continent jouisse de son droit le plus simple : le Droit à la croissance économique et au DEVELOPPEMENT.
L’Afrique et l’Europe, ensemble, devront redéfinir les termes d’un partenariat qui assurent développement et prospérité mutuelle et qui renforce la solidarité des deux continents face aux nombreux défis dans le monde. Ce partenariat, pour qu’il soit durable, devra nécessairement considérer les leçons de l’histoire ancienne et récente de manière que nul ne subisse à nouveau les affres de la dépendance et de la servitude.
Nous invitons tous les peuples d’Europe à cheminer avec nous pour faire du nouveau partenariat euro-africain en construction un partenariat stratégique orienté vers le développement économique et social et fondé sur la solidarité, la complémentarité, la paix et le respect des droits humains et des peuples en Europe comme en Afrique.

La Coalition contre les Accords de Partenariat Economique (APE) et pour l’ouverture d’un dialogue en vue de construire un partenariat pour la croissance et le développement.

http://www.signforafrica.com/

Le sida, un défi universel et l’Afrique subsaharienne, la plus touchée

Lundi 11 août 2008

Bien qu’il y ait d’importants progrès en faveur de la prévention de nouvelles infections du sida dans un grand nombre de pays affectés et de la réduction du nombre de morts dus à la maladie, un total de 33 millions de personnes à l’échelle mondiale vivent avec le VIH/SIDA à l’heure actuelle dont les 2/3 en Afrique subsaharienne.

Le sida, un défi universelQuelque 25.000 scientifiques, décideurs politiques et médecins se réunissent de dimanche à vendredi à Mexico pour participer à la 17e Conférence internationale sur le sida, dans le but de trouver de meilleurs moyens pour freiner la propagation de l’épidémie.

Même si le nombre de nouvelles infections au VIH a diminué en 2007 dans plusieurs pays, l’épidémie n’a cédé nulle part. Le nombre de nouvelles infections a baissé de trois millions en 2001 à 2,7 millions en 2007, a signalé le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) dans un rapport publié en prélude de la Conférence internationale sur le sida.

L’année dernière, il y a eu 2,7 millions de personnes nouvellement infectées, soit 7.500 personnes contaminées par jour et plus de 96% de ces cas ont été signalés dans les pays moins développés.
En outre, le nombre des décès du monde dûs au sida s’est élevé l’année dernière à deux millions de personnes.

L’Afrique subsaharienne constitue la région la plus touchée par l’épidémie. Parmi les 33 millions de séropositifs ou sidéens du monde, 22 millions vivent en Afrique subsaharienne, 4,2 millions en Asie du Sud et du Sud-Est et 1,7 million en Amérique latine.

Selon un classement des pays subsahariens sur le nombre de personnes vivant avec le VIH dressé par l’ONUSIDA, l’Afrique du Sud s’est classée au premier rang, avec 5,7 millions, suivie par le Nigeria, 2,6 millions, la Mozambique, 1,5 million, la Tanzanie, 1,4 million, le Zimbabwe, 1,3 million.

En 2007, 15,5 millions de femmes vivent avec le VIH/sida dans le monde, dont 77,4% en Afrique subsaharienne également en raison de la transmission de la mère à l’enfant, 90% parmi les deux millions d’enfants de moins de 15 ans atteints par la maladie dans le monde habitent dans la même région, où 11,6 millions d’enfants se retrouvent orphelins après que leurs parents soient décédés des suites de la maladie.

Par ailleurs, le sida demeure également l’une des causes importantes de mortalité en Afrique. Parmi les décès dus au VIH/sida du monde, 75% d’entre eux se trouvent en Afrique subsaharienne.

Pourtant, les volontés conjointes et les efforts combinés des gouvernements, des bailleurs de fonds, de la société civile et des communautés et sociétés affectées peuvent faire une différence.

Quelque trois millions de personnes reçoivent à l’heure actuelle un traitement antirétroviral dans les pays aux revenus faibles ou moyens. La Namibie a étendu le traitement de 1% en 2003 à 88% en 2007, précise le rapport.

Le nombre de patients qui ont accès à la thérapie a augmenté d’un million en 2001 à trois millions en 2007. La thérapie anti-rétrovirale pour ceux qui vivent avec le VIH/SIDA a aidé à réduire le nombre de décès de 2,2 millions en 2006 à deux millions en 2007.

Par ailleurs, quelque 105 pays ont fixé des objectifs visant l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien des personnes infectées au VIH d’ici 2010.

“Les gains en vies sauvées grâce à la prévention d’infections nouvelles et à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH doivent être poursuivis sur le long terme”, a indiqué le directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot.

Sur le thème de ‘”Action universelle maintenant”, les participants passent en revue les leçons acquises et le dynamisme pour réaliser les objectifs d’accès universels d’ici 2010 et les objectifs du Millénaire pour le développement, qui comprennent des objectifs pour mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2015.

xinhuanet -Mardi 05 Août 2008 - 08:57 - H/A/S Rédaction : destindelafrique.com