Bukavu - les associations féminines réfléchissent sur les avancées de la déclaration de Dar es Salaam

source: Le Potentiel (Kinshasa) - 7 Juin 2008 / Publié sur le web le 9 Juin 2008
Cette déclaration de Dar es Salaam est axée sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs.
Selon la secrétaire exécutive de COFAS ( Conseil des organisations des femmes agissant en synergie), la déclaration signée en novembre 2004 par 11 chefs d’Etat et de gouvernement de la région des Grands Lacs n’a pas contribué complètement à la stabilité dans les pays concernés.
Cependant, le COFAS encourage les signataires de la convention de Dar es Salaam à ne pas se décourager. Selon cette organisation, la recherche de la paix, la sécurité, la démocratie et le développement est un processus lent.
Prudence Shamavu s’explique : « Dans des processus pareils, malheureusement, il y a toujours ce qu’on appelle des agendas cachés.
Quelque part, cela dénote d’une certaine collaboration avec des niveaux qui ont plutôt d’autres intérêts que nous semblons ignorer. C’est à ce moment-là que la population saura que les politiciens sont en train de faire leurs histoires. Nous, ces choses, on ne les connait pas. C’est ce qui est dangereux parce qu’à un certain moment, la population peut se fatiguer et se dire, nous nous époumonons pour rien, il y a des choses que nous ne connaissons pas. Il ne faut pas faire des choses qui font que les communautés commencent à se méfier des décideurs. Ca, ça ne marche pas ».
Raymonde Senga Kosi

Un commentaire pour “Bukavu - les associations féminines réfléchissent sur les avancées de la déclaration de Dar es Salaam”

  1. richardet dit :

    Les hommes ne veulent toujours pas partager les places qu’ils occupent à des postes de haut niveau. Pourtant, posons-nous la question suivante : « Est-ce que le monde serait mieux gouverné par les hommes seuls ou par des femmes et des hommes ? La réponse me semble évidente ! Les pouvoirs politiques et économiques sont indissociables. Les femmes doivent investir les deux.
    Comme je le fais comprendre dans mon livre, à quoi sert-il par exemple de prôner le droit au travail des femmes si l’économie se nourrit du temps partiel, refuse de construire des crèches, diminue le droit aux retraites, ne se donne pas les outils nécessaires pour éradiquer les inégalités professionnelles ?
    Pourquoi se soumettre depuis tant d’années, à la loi du profit maximum ?
    Les dirigeants des principaux partis politiques bafouent sans état d’âme un texte sur la parité qu’ils ont voté. Ils préfèrent subir une sanction financière plutôt que de voir siéger à leur côté des femmes qui apporteraient un tout autre regard sur la politique et un changement dont le besoin est manifeste.
    La femme travaille dans un environnement institué par et pour les hommes et assument en grande majorité toujours la quasi-totalité des tâches domestiques et la garde des enfants.
    Patrick Richardet - auteur du livre Sujet Féminin - Témoignages de femmes »

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