Archive pour juin 2008

Cameroun : Forum international sur les TIC

Samedi 21 juin 2008

8-11 juillet 2008 à Douala, Cameroun. Forum sur le thème : “Les TIC, les Jeunes, les Femmes, les Collectivités Locales dans la mouvance de la Bonne Gouvernance et du Développement Durable”

Organisateur : CAPDA -Consortium d’Appui aux Actions pour la Promotion et le Développement de l’Afrique, sous le parrainage du gouvernement camerounais

Le forum sur les TIC permet d’informer les populations, acteurs locaux et entreprises sur les possibilités qui s’offrent à elles en matière de nouvelles technologies. Il s’agit aussi d’offrir des pistes de réflexion, d’échanger, d’apprendre, de rencontrer et de mettre en relation un certain nombre de personnes. D’une importance majeure, il permet de rendre visible les activités en lien avec les TIC.

Le forum d’évaluation se veut être une rencontre d’échanges et de réflexion, un outil fédérateur des élus locaux, des jeunes, des étudiants, des Enseignants, des Artisans et des Micro Promoteurs.

Il cherche à :

  • réaliser un transfert de savoir et de savoir-faire en matière d’affaires électroniques telle que : Atelier-Ecole d’éducation et de formation, entre les artisans, les promoteurs de micro projets, les étudiants, les élus locaux, la société civile et le secteur public évoluant dans l’économie sociale via les groupes d’initiative existants ou à créer devra contribuer à améliorer les aptitudes tant sur le plan professionnel que personnel.
  • appuyer la mise en place de boutiques virtuelles pour le bénéfice des jeunes, des Entrepreneurs, des élus locaux ou à venir des pays en voie de développement en relation avec d’autres projets similaires dans le monde.
  • favoriser la mise en marché de produits issus de leurs productions destinés à des clientèles épris par des acteurs locaux œuvrant (ou voulant œuvrer) dans le domaine de l’économie sociale.
  • créer un réseau de solidarité internationale entre des partenaires du Cameroun de l’économie sociale de ceux des pays en développement et des pays industrialisés.
  • montrer en quoi l’intégration des TIC dans les services stratégiques est bénéfique pour l’expansion de leur entreprise et de la collectivité toute entière…

Rencontres virtuelles

Des forums de discussions seront animés pour la préparation des ateliers de réflexion à travers une plate-forme qui sera développée à cet effet. Cela permettra d’élargir les réflexions et débats à un nombre important de jeunes, de promoteurs de micro projets et des collectivités locales intéressés par les thématiques qui seront abordées.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le CAPDA à l’adresse suivante : CAPDA - BP : 15 151 DOUALA - CAMEROUN

par téléphone : (237) /7775-39-63 / 3340-46-49 / Fax : (237) 3340-46-49

par Email :Michel TCHONANG LINZE et les organisateurs du Forum.

Trop jeunes pour changer le monde ?

Samedi 21 juin 2008

« Trop jeunes pour changer le monde ? ». C’est le thème du dossier de 24 pages paru dans le numéro 11 d’Altermondes. Un dossier qui donne la parole à des jeunes qui s’engagent, ici et là-bas, pour construire un autre monde. Un dossier qui colle aux messages et aux valeurs portées par la Semaine de la solidarité internationale et qui atteste du dynamisme des associations de solidarité internationale portées par des jeunes.

Un dossier conçu en partenariat avec Animafac, Bioforce, CCFD, CIEDEL, CNAJEP, Etudiants & Développement, FAGE, Les Francas, Ingénieurs sans Frontières, Ligue de l’enseignement, Ritimo, Solidarité laïque et Starting Block.

Sommaire :

L’engagement des jeunes passé à la loupe - Par Valérie BECQUET - Maître de conférence en sociologie - Centre de sociologie des organisations (Sciences Po/CNRS)
Le débat sur l’engagement des jeunes traverse de nombreuses organisations. Valérie Becquet, sociologue, décortique cette question et apporte des réponses sur les relations qu’entretiennent les jeunes avec le monde associatif, la nature de leur engagement et leurs motivations.

Engagement individuel et social - Par Claude ESCOT - Conseil scientifique de la Fédération nationale des Francas

A partir de son expérience de militant associatif, Claude Escot analyse ce qui, d’un point de vue personnel, pousse les jeunes à s’engager dans des dynamiques associatives.

Engagement et professionnalisation - Propos recueillis par Olivier VANDECASTEELE - Bioforce

L’engouement des jeunes pour la solidarité internationale se traduit souvent par une aspiration à trouver un emploi dans le secteur des ONG. Mais, alors que le monde de la solidarité internationale se professionnalise, les ONG humanitaires réduisent l’envoi d’expatriés afin de maximiser l’utilisation des compétences locales et éviter la substitution. Entretien croisé de Thierry Ngoie et Thibault Ronsin, tous deux récemment formés à Bioforce.

Profession : Ingénieur citoyen - Propos recueillis par David ELOY - Altermondes

Etre engagé dans sa vie professionnelle ne se traduit pas nécessairement par un emploi dans l’humanitaire ou le développement. Ingénieurs sans Frontières cherche à promouvoir l’engagement auprès des ingénieurs en activité. Entretien avec Jean-François Cassagnau.

LE SUD VU PAR LES JEUNES - Quel imaginaire collectif ? - Par David DELHOMMEAU et Myriam MERLANT - RITIMO

Depuis plus de vingt ans, les centres de documentation du réseau Ritimo accueillent des jeunes désireux d’aider les pays en voie de développement. Si les perceptions évoluent, les clichés n’en persistent pas moins. Un nouvel imaginaire collectif reste à inventer.

Toujours plus ? Le sens du développement - Par Amélie TEISSERENC - CCFD

En France comme au Nicaragua, des jeunes s’interrogent sur le modèle que suit leur société et qui se résume à des recettes “produire plus pour gagner plus” ou “consommer plus pour être plus”. Ils en questionnent la validité et cherchent des alternatives.

Promenade sémantique - Par Elisa BRALEY - FAGE

Développement, solidarité internationale, humanitaire, etc. Le monde et la conception de la solidarité internationale ont évolué. Comment s’y retrouver ? Retour sur quelques concepts clés souvent sujets à confusion.

LA PAROLE AUX ASSOCIATIONS DE JEUNES - Solidarité internationale : la relève est assurée - Par David ELOY - Altermondes

Les jeunes s’engagent dans des associations de solidarité internationale. Au-delà des statistiques, zoom sur les nouveaux visages de la solidarité internationale.

Les jeunes agissent sur leur campus

La vie étudiante est un moment propice à l’engagement des jeunes. Qu’il s’agisse de sensibiliser les écoles et leurs élèves au commerce équitable ou de faire pression pour des campus écologiquement responsables, les initiatives de solidarité internationale foisonnent.

- Une génération écocitoyenne par Laura CANIOT et Aurélie URICHER - Solar Génération / Euromed Marseille
- Changer le système de l’intérieur - Rencontre avec Aude de l’association UAM (ESC Nantes) par Flavia FAGGIANA - Etudiants & Développement

Quand les jeunes s’envolent vers le Sud…

A l’origine de l’engagement des jeunes, figure généralement l’envie d’agir, concrètement, sur le terrain au Sud.

- Partir : une démarche à construire par David LOPEZ - Ligue de l’enseignement - Vice Président du CNAJEP
- Palestine : la parole contre les armes par Tania WATINE - Journaliste
- De Marcouville à Bamako par David LOPEZ - Ligue de l’enseignement
- AMAL, une association en développement par Noël RUSSO - Aide médicale pour l’Amérique latine (AMAL)
- PESI : Enseignants de demain et d’ailleurs par Carole COUPEZ - Solidarité laïque
- Les voyages forment la jeunesse… par Marie-Loup FALL-GUERIN - CIEDEL
- … et déforment les valises ! par Frédérique TABUTEAU - Association française des Petits débrouillards
- FOJIM : Jeunes de France et d’ailleurs par Bamadi SANOKHO - FOJIM

Quand les jeunes sensibilisent…

Les projets menés sur le terrain, dans les pays du Sud, participent à la construction d’un monde juste et solidaire. Tout comme l’éducation au développement, qui change, ici, les mentalités et les comportements.

- L’éducation au développement pratiquée par les jeunes par Marjorie L’HOSTIS et Amélie NICAISE - Starting-Block
- Une école pour la solidarité internationale par Alice COAT - Ligue de l’enseignement Paris et Philippe TABURET - Lycée de la solidarité internationale

PASSEE LA JEUNESSE…

Les jeunes s’engagent dans la solidartié internationale ? Indéniablement, oui. Mais passé le temps de la jeunesse et de la vie étudiante, que deviennent-ils ?

- Un vent de fraîcheur par Etudiants & Développement
- Et après ? Où sont les passerelles ? par David ELOY - Altermondes

Pour en savoir plus, visitez le site d’ALTERMONDES

Statistiques d’utilisation d’Internet en Afrique

Vendredi 20 juin 2008

source : Internet World Stats (traduit de l’anglais)

UTILISATEURS INTERNET EN AFRIQUE

PAYS

Internautes
12/2000

Internautes 03/2008

Croissance (2000-2008)

% utilisateurs en Afrique

Population
(Estimation 2008)

Pénétration (% Popul.)
Afrique du Sud

2.400.000

5.100.000

112,5 %

10,0 %

43.786.115

11,6 %

Algerie

50.000

3.500.000

6.900,0 %

6,9 %

33.769.669

10,4 %

Angola

30.000

100.000

233,3 %

0,2 %

12.531.357

0,8 %

Benin

15.000

150.000

900,0 %

0,3 %

8.294.941

1,8 %

Botswana

15.000

80.000

433.3 %

0.2 %

1.842.323

4,3 %

Burkina Faso

10.000

80,000

700,0 %

0,2 %

15.264.735

0,5 %

Burundi

3.000

60.000

1.900,0 %

0,1 %

8.691.005

0,7 %

Cameroun

20.000

370.000

1.750,0 %

0,7 %

18.467.692

2,0 %

Cap Vert

8.000

37.000

362,5 %

0,1 %

426.998

8,7 %

Comores

1.500

21.000

1.300,0 %

0,0 %

731.775

2,9 %

Congo (Braz)

500

70.000

13.900,0 %

0,1 %

3.903.318

1,8 %

Congo RD

500

230.400

45.980,0 %

0,5 %

66.514.506

0,3 %

Côte d’Ivoire

40.000

300.000

650,0 %

0,6 %

18.373.060

1,6 %

Djibouti

1.400

11.000

685,7 %

0,0 %

506.221

2,2 %

Egypte

450.000

8.620.000

1.815,6 %

16,9 %

81.713.517

10,5 %

Guinée Equatoriale

500

8.000

1.500,0 %

0,0 %

616.459

1,3 %

Erithrée

5.000

120.000

2.300,0 %

0,2 %

5.028.475

2,4 %

Ethiopie

10.000

291.000

2.810,0 %

0,6 %

78.254.090

0,4 %

Gabon

15.000

81.000

440,0 %

0,2 %

1.485.832

5,5 %

Gambie

4.000

100.200

2.405,0 %

0,2 %

1.735.464

5,8 %

Ghana

30.000

650.000

2.066,7 %

1,3 %

23.382.848

2,8 %

Guinea

8.000

50.000

525,0 %

0,1 %

10.211.437

0,5 %

Guinée-Bissau

1.500

37.000

2.366,7 %

0,1 %

1.503.182

2,5 %

Kenya

200.000

3.000.000

1.400,0 %

5,9 %

37.953.838

7,9 %

Lesotho

4.000

70.000

1.650,0 %

0,1 %

2.128.180

3,3 %

Liberia

500

1.000

100,0 %

0,0 %

3.334.587

0,0 %

Libye

10.000

260.000

2.500,0 %

0,5 %

6.173.579

4,2 %

Madagascar

30.000

110.000

266,7 %

0,2 %

20.042.551

0,5 %

Malawi

15.000

139.500

830,0 %

0,3 %

13.931.831

1,0 %

Mali

18.800

100.000

431,9 %

0,2 %

12.324.029

0,8 %

Mauritanie

5.000

30.000

500,0 %

0,1 %

3.364.940

0,9 %

Maurice

87.000

340.000

290,8 %

0,7 %

1.274.189

26,7 %

Mayotte (FR)

216.306

Maroc

100.000

7.300.000

7.200,0 %

14,3 %

34.343.219

21,3 %

Mozambique

30.000

200.000

566,7 %

0,4 %

21.284.701

0,9 %

Namibie

30.000

100,100

233,7 %

0,2 %

2.088.669

4,87 %

Niger

5.000

40.000

700,0 %

0,1 %

13.272.679

0,3 %

Nigéria

200.000

10.000.000

4.900,0 %

19,6 %

138.283.240

7,2 %

Rép. Centrafricaine

1.500

13.000

766,7 %

0,0 %

4.434.873

0,3 %

Ouganda

40.000

2.000.000

4.900,0 %

3,9 %

31.367.972

6,4 %

Réunion (FR)

130.000

220.000

69,2 %

0,4 %

802.855

27,4 %

Ruanda

5.000

150.000

2.900,0 %

0,3 %

10.186.063

1,5 %

Sahara Occid.

393.831

Saint Hélène (UK)

1.000

n/a

0,0 %

7.601

n/a

Sao Tome & Principe

6.500

23.000

253,8 %

0,0 %

206.178

11,2 %

Sénégal

40.000

820.000

1.950,0

1,6 %

12.853.259

6,4 %

Séchelles

6.000

32.000

433,3 %

0,1 %

82.247

38,9 %

Sierra Leone

5.000

13.000

160,0 %

0,0 %

6.294.774

0,2 %

Somalie

200

98.000

48.900,0 %

0,2 %

9.558.666

1,0 %

Soudan

30.000

1.500.000

4.900,0 %

2,9 %

40,.218.455

3,7 %

Swaziland

10.000

42.000

320,0 %

0,1 %

1.128.814

3,7 %

Tanzanie

115.000

400.000

247,8 %

0,8 %

40.213.162

1,0 %

Tchad

1.000

60.000

5.900,0 %

0,1 %

10.111.337

0,6 %

Togo

100.000

320.000

220,0 %

0,6 %

5.858.673

5,5 %

Tunisie

100.000

1.722.200

1.622,2 %

3,4 %

10.383.577

16,6 %

Zambie

20.000

500.000

2.400,0 %

1,0 %

11.669.534

4,3 %

Zimbabwe

5.000

1.351.000

2.602,0 %

2,6 %

12.382.820

10,9 %

TOTAL

4.514.400

51.022.400

1.030,2 %

100,0 %

955.206.348

5,3 %

(1) Ces Statistiques ont été mise à jour fin mars 2008.
(2) Les données de population viennent du U.S. Census Bureau.
(3) les chiffres les plus récents proviennent de données publiés par Nielsen//NetRatings, ITU, des FAIs locaux et d’autres sources fiables.
(4) Ces données peuvent être diffusées sous condition d’en citer la source et d’y associer un lien vers internetworldstats.com

Copyright 2008, © Miniwatts Marketing Group. All rights reserved worldwide.

L’université virtuelle africaine est ouverte !

Vendredi 20 juin 2008

Source de l’info : Wal Fadjri (Dakar)

Face aux énormes difficultés rencontrées dans le cadre des études universitaires en Afrique, l’Université virtuelle africaine (Uva) trouve comme alternative l’enseignement à distance. La cérémonie d’ouverture a eu lieu le 12/02/2008 en présence de 135 participants provenant de 24 universités africaines de 17 pays francophones, anglophones et lusophones l’hôtel Faidherbe.L’Université virtuelle africaine (Uva) a lancé hier son programme d’enseignement à distance. Elle inscrit cette initiative dans le cadre du renforcement des capacités des universités africaines. Le programme permet, selon Bakary Diallo, le recteur de l’Université virtuelle africaine, d’offrir aux universités partenaires un programme de renforcement des capacités dans des domaines d’enseignement pointus comme le génie informatique, les études commerciales et financières entre autres. De même, ce programme d’enseignement à distance vise l’augmentation du nombre d’étudiants africains qui veulent accéder aux études supérieures de qualité, selon toujours le recteur.

 

La première étape du programme d’enseignement à distance de l’Uva s’étale sur plusieurs semaines. Ainsi les enseignements vont se dérouler jusqu’au vendredi prochain pour les anglophones et les lusophones et du 25 au 29 février 2008 pour les francophones. Les initiateurs de cette université sont revenus sur l’importance de ces ateliers de formation. Ils permettent, selon eux, aux participants de pouvoir aider, en retour, leurs universités à réussir le pari d’intégrer les technologies de l’information et de la communication dans leurs programmes traditionnels. Sur ce point, le recteur de l’Université virtuelle africaine a déclaré que le programme de l’Uva apporte une juste réponse au retard que l’Afrique a accusé dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. A ce propos, d’ailleurs, Bakary Diallo a souligné que le retard accusé par l’Afrique face à l’avancée des nouvelles technologies de l’information est étroitement lié à la fracture numérique.

Pour ce qui est de la qualité des diplômes offerts par le programme de l’enseignement à distance, Bakary Diallo a répondu que ceux proposés par l’Uva, auront la même valeur que ceux décernés par les autres universités du continent et du monde.

Pour en savoir plus : voir le site officiel de l’UVA (en anglais !)

20 juin - Journée Mondiale des Réfugiés !

Jeudi 19 juin 2008

Ce 20 juin a lieu la commémoration annuelle de la Journée Mondiale des Réfugiés.
Rendons hommage à ceux qui, ayant tout perdu, n’ont jamais perdu l’espoir.

L’UNHCR a choisi la « protection » pour thème de la Journée Mondiale des Réfugiés de cette année

HISTORIQUE

En témoignage de solidarité avec l’Afrique, qui abrite le plus grand nombre de réfugiés, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 4 décembre 2000, la résolution 55/76 dans laquelle elle a noté que l’année 2001 marquait le cinquantième anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) avait accepté que la Journée internationale des réfugiés coïncide avec la Journée du réfugié africain du 20 juin.

L’Assemblée a décidé par conséquent qu’à compter de 2001, le 20 juin marquerait la Journée mondiale des réfugiés.

Pour en savoir plus sur cette 8ème journée mondiale des réfugiés, voir le message de Kofi Annan

Bukavu - les associations féminines réfléchissent sur les avancées de la déclaration de Dar es Salaam

Mercredi 18 juin 2008
source: Le Potentiel (Kinshasa) - 7 Juin 2008 / Publié sur le web le 9 Juin 2008
Cette déclaration de Dar es Salaam est axée sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs.
Selon la secrétaire exécutive de COFAS ( Conseil des organisations des femmes agissant en synergie), la déclaration signée en novembre 2004 par 11 chefs d’Etat et de gouvernement de la région des Grands Lacs n’a pas contribué complètement à la stabilité dans les pays concernés.
Cependant, le COFAS encourage les signataires de la convention de Dar es Salaam à ne pas se décourager. Selon cette organisation, la recherche de la paix, la sécurité, la démocratie et le développement est un processus lent.
Prudence Shamavu s’explique : « Dans des processus pareils, malheureusement, il y a toujours ce qu’on appelle des agendas cachés.
Quelque part, cela dénote d’une certaine collaboration avec des niveaux qui ont plutôt d’autres intérêts que nous semblons ignorer. C’est à ce moment-là que la population saura que les politiciens sont en train de faire leurs histoires. Nous, ces choses, on ne les connait pas. C’est ce qui est dangereux parce qu’à un certain moment, la population peut se fatiguer et se dire, nous nous époumonons pour rien, il y a des choses que nous ne connaissons pas. Il ne faut pas faire des choses qui font que les communautés commencent à se méfier des décideurs. Ca, ça ne marche pas ».
Raymonde Senga Kosi

La communauté internationale, de la toute-puissance à l’inexistence

Lundi 16 juin 2008
Un livre de Kanga Bertin Kouassi - publié en 2007 aux éditions L’Harmattan (ISBN:2296040551)

Extraits :
Le jours où toutes les populations du monde auront accès à l’instruction, elle n’auront plus à se préoccuper de ne pas mourir de faim, le jour où la “communauté internationale” leur rendra leur dignité, alors elles auront fait un pas en avant vers la démocratie. Cette constatation ne signifie pas que les Etats les moins avancés économiquement doivent s’enfermer dans des structures politiques archaïques ou supposées telles. C’est simplement rappeler que, pour diverses raisons, certaines petites nations qui souhaitent entrer dans la démocratie, peuvent ne pas y parvenir. Et ce n’est pas - nous y insistons - par les armes que la communauté internationale les y aidera !

Ce sont les gouvernants des grandes nations qui mènent les guerres dans d’autres pays sous prétexte d’instaurer les droits de l’homme. Mais ce ne sont pas eux qui les protègent. Ce sont les ONG qui le font lorsque leurs actions sont légitimes et ne s’inscrivent pas dans des jugements ethnocentriques à l’égard des peuples dominés dont les crises - qui conduisent le plus souvent à bafouer les droits élémentaires de l’homme - peuvent avoir des origines externes.
Dans cette “action de civilisation” en faveur d’une culture des droits de l’homme, on peut comprendre que les grandes organisations non gouvernementales ne puissent se défaire des clichés …

Un aperçu limité de ce livre est disponible sur GOOGLE Books

L’Afrique ne décolle pas

Dimanche 15 juin 2008

(source: Terra Economica - article de David Garcia)

Les cinq pays les plus pauvres du monde appartiennent au continent noir, selon le nouvel indicateur des Nations unies. La France (10e) et les Etats-Unis (16e) n’ont pas de quoi pavoiser.

Pour cerner la pauvreté dans le monde, quelques chiffres valent mieux qu’un long discours. 2,5 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à un réseau d’assainissement. 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. 400 millions d’enfants n’iront jamais à l’école. Enfin, 1,3 milliard d’individus vivent avec moins d’un dollar par jour. Du pain sur la planche pour la Banque mondiale qui prévoit dans son dernier rapport de diminuer la pauvreté par deux d’ici à 2030.

Il s’agit du fameux “seuil absolu de pauvreté” défini par la Banque mondiale. Un terrien sur cinq est donc pauvre. Avec des disparités sensibles selon les continents. Si la proportion de pauvres est “nettement plus élevée en Asie du Sud (43 %), en Afrique sub-saharienne (39 %) et légèrement supérieure à la moyenne en Asie de l’Est et du Sud-Est (26 %) ainsi qu’en Amérique latine (23 %), ils ne forment en revanche que quelques centièmes de la population dans les autres régions du monde”, souligne l’économiste du travail Pierre Concialdi.

Les critères de la misère

Mais la pauvreté ne se réduit pas à sa dimension monétaire. “Etre pauvre se définit d’abord par l’impossibilité d’accéder à des ressources et à des droits divers permettant de vivre décemment”, résume le conseil scientifique d’Attac dans un ouvrage sur la pauvreté et les inégalités. Pour le prix Nobel d’économie indien Amartya Sen, la lutte contre la pauvreté passe par la capacité des individus à conquérir une vie digne et libre. Dans cet esprit, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) diffuse depuis cette année un “indicateur de pauvreté humaine” établi à partir de trois critères : le pourcentage d’individus risquant de décéder avant l’âge de 40 ans, la part d’adultes analphabètes, et un troisième indice composite prenant en compte plusieurs variables (accès à des soins médicaux, à l’eau potable, enfants de moins de cinq ans victimes de malnutrition). Selon cet indicateur, les cinq pays les plus mal classés appartiennent au continent africain : Guinée-Bissau, Burkina Faso, Mali, Sierra Leone, et le Niger qui ferme la marche.

Côté pays en développement, la Suède est en pôle position, talonnée par la Norvège. Intéressant : les Etats providence scandinaves concilient toujours performance économique et bien-être social. A l’inverse des pays anglo-saxons - Etats-Unis (16e), Royaume-Uni (15e), Australie (14e) - sont mal classés malgré la croissance dynamique de leurs économies. Preuve, selon les spécialistes, que l’augmentation du Produit intérieur brut ne suffit à endiguer la pauvreté que si elle s’accompagne d’une politique efficace de redistribution des richesses.

Voir la cartographie de la pauvreté mondiale.

Trois préservatifs par an en moyenne pour chaque homme en Afrique subsaharienne

Dimanche 15 juin 2008

(source : Mail & Guardian - traduit de l’anglais)

Une statistique a une résonance particulière, à savoir que les hommes en Afrique subsaharienne n’ont accès qu’à une moyenne de trois préservatifs par an.

Ce chiffre résume une des plus frustrantes réalités vécues par les travailleurs de la santé d’aujourd’hui - le fait qu’il n’y a tout simplement pas assez de contraceptifs pour tout le monde. Ceci en dépit du fait que les préservatifs coûtent, en moyenne, environ trois cents l’unité.

Si des progrès ont été accomplis depuis la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), les pays les plus pauvres n’ont toujours pas accès à la contraception. La CIPD a été un événement historique dont l’objectif était de rendre la santé sexuelle en généralisant les services offerts à tous d’ici à 2015.

Dans le cas des préservatifs, qui jouent également un rôle majeur dans la prévention de la propagation du VIH, près de 10 milliards d’unités ont été nécessaires en 2002 dans le monde en développement et en Europe orientale ; Or, les fabricants n’en on donné que 2,5 milliard ; sérieuse augmentation par rapport aux 950 millions de préservatifs fournis en 2000, mais, cette augmentation est attribuée à ce que le PAI (Population Action International) appelle “une contribution unique” des gouvernements de Grande-Bretagne, des Pays-Bas et du Canada ; aucun budget n’a été alloué pour les années à venir.
Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) constate la baisse globale des financements en faveur des programmes de contraception et estime qu’en 2015, $ 1,8 milliards seront nécessaires pour financer des initiatives globales de contraception.
«Beaucoup d’entre nous savent depuis longtemps, qu’il y a un réel problème d’insuffisance de stock de moyens contraceptifs», a déclaré le Président PAI Amy Coen. “Mais souvenez-vous qu’il a fallu 10 ans pour que les gens réalisent l’importance et la dangerosité de l’épidémie de VIH / SIDA. Comme pour tous les grands problèmes, les consciences s’éveillent lentement”.

Il y a probablement un jeu profond et subtil de questions derrière le fait que les préservatifs ne sont pas plus facilement accessibles aujourd’hui qu’hier.

Dans une brochure intitulée “Le compte des préservatifs” on peut lire :

“Ce qui fait défaut, c’est l’acceptation ferme et sans ambiguité du rôle indispensable de la promotion du préservatif dans la prévention et l’engagement dans l’action - principalement de la part des gouvernements et de quelques-uns des principaux bailleurs de fonds».

C’est une tendance que Frances Kissling, présidente des “Catholiques pour un Libre Choix”, une organisation non gouvernementale (ONG) basée à Washington, a également noté.

«Je pense qu’il y a deux aspects à celle-ci. D’une part, il y a un véritable sujet de préoccupation en ce sens que les préservatifs ne sont pas infaillible. D’autre part, tandis que le taux d’échec est faible, le prix de l’échec est tragique», a t-elle dit, ajoutant “Il y a un malaise. On ne veut pas trop approuver un préservatif si le risque existe.”

Selon diverses sources, le préservatif masculin est à 98% efficace pour prévenir la grossesse s’il est utilisé correctement. Son efficacité dans la prévention des MST et du SIDA touche environ 80% des utilisateurs.

“Je pense que l’un des problèmes qui émerge ces dernières années, provient de la désapprobation de l’activité sexuelle en général - et, plus particulièrement, de l’activité sexuelle des personnes à risque”, a t-elle noté. «Je pense qu’il y a beaucoup de gens dans les ONG, ainsi que dans les organismes gouvernementaux qui croient vraiment que les gens qui sont à risque de transmission du VIH ne doivent tout simplement pas avoir de relations sexuelles.”

Pour les fonctionnaires américains qui ont approuvé la «campagne ABC» (qui met l’accent sur “l’abstinence”, “Etre fidèle” ou “L’utilisation d’un préservatif”) - menée avec succès en Ouganda - l’abstinence doit prendre le dessus sur l’utilisation.

Le Plan d’urgence du Président pour la lutte contre le sida (PEPFAR), qui est entré en vigueur en 2003, prévoit qu’un tiers des fonds américains pour la prévention du sida soit dépensé dans les programmes qui encouragent l’abstinence avant le mariage.

Lors d’une conférence tenue dans la ville turque d’Istanbul en 2001, diverses ONG ont souligné l’urgence croissante de la nécessité de fermer la “condom gap” et ont uni leurs forces pour résoudre cette problématique. Quatre de ces groupes ont constitué la Supply Initiative, un projet qui, entre autres choses, utilise l’Internet pour rationaliser le financement et l’achat de contraceptifs.

Kissling est également d’avis que la persistance tenace face à la pénurie est la clé :«Il n’y a pas de formule magique quant à la façon de créer le changement social ou de susciter la volonté politique. “Il faut pousser, et pousser, et pousser, et pousser ; c’est ainsi que chaque changement social s’est passé.”

Comme l’a noté “rebours 2015″, les pays bénéficiaires de l’aide à la contraception doivent également démontrer un engagement clair en faveur de l’universalisation des moyens contraceptifs - même si leur manque d’infrastructures posent des défis considérables pour assurer la distribution de préservatifs et le contrôle de leur utilisation.

“Je vais utiliser l’analogie de Coca-Cola. Peu importe où vous allez, vous pouvez trouver cu Coca-Cola, même dans les villages les plus reculés. Ce fait soulève la question de l’infrastructure et de la volonté d’agir».
Si une large diffusion est possible avec Coca-Cola, alors pourquoi pas les préservatifs?

NDLR : peut-être devrait-on coller un préservatif sur chaque bouteille de coca-cola.

Les MST assassinent l’Afrique

Samedi 14 juin 2008

(source : rapport des docteurs Laila Hessissen et L. Karboubi - CHU Ibn Sina Rabat)

Les MST constituent un véritable problème de santé publique. D’après les estimations de L’ OMS, les maladies sexuellement transmissibles (MST) sont responsables de 250 millions de nouvelles infections chaque année. Les MST, par leur mode de transmission, touchent aussi bien l’homme que la femme, mais les données épidémiologiques et cliniques démontrent que les MST chez la femme revêtement les particularités suivantes :
Elles se transmettent plus facilement à la femme qu’à l’homme, du fait de la vulnérabilité de l’appareil génital féminin sur le plan anatomique et physiologique.
Chez la femme, elles sont peu ou pas symptomatiques et elles ont tendance à se manifester à un stade tardif de complications.
Enfin, la transmission verticale des agents infectieux au cours de la grossesse et l’accouchement a des conséquences dramatiques sur les fœtus et les nouveau-nés (Problématique des IST et du VIH/SIDA).

1. Définition et classification des IST (infections sexuellement transmissibles)
Ces maladies constituent un groupe de maladies transmises principalement par contact sexuel entre deux partenaires dont d’un est infecté. L’être humain représente le seul réservoir connu pour les germes qui sont à l’origine de ces maladies. Bien que toutes les IST puissent être prévenues, un traitement curatif n’est pas disponible actuellement pour l’ensemble de ces infections. Ainsi, certaines IST sont incurables (infections à étiologie virale comme le VIH, l’hépatite B et l’herpès).
Les germes qui peuvent être transmis par voie sexuelle sont classés en cinq groupes : les bactéries, les virus, les protozoaires, les champignons et les ectoparasites.

2. Les IST : cause importante de morbidité et d’incapacité
Longtemps négligées, les IST ont connu un regain d’intérêt dans les dernières années suite à l’arrivée d’une nouvelle IST qui s’est rapidement disséminée jusqu’à atteindre l’ampleur d’une vraie pandémie : celle du VIH/SIDA.
Les IST sont fort répandues. L’OMS estimait en 1995 que plus de 300 millions de nouveaux cas de IST curables apparaissaient chaque année dans le monde. Deux régions semblent être les plus touchées : l’Asie du Sud-est et l’Afrique Subsaharienne.
Au Maroc, depuis l’instauration de la déclaration des IST, le nombre de ces de IST notifiés accuse une augmentation d’année en année : il est passé de 103 343 en 1992 à 212 240 en 1998. Les femmes représentent la majorité des cas déclarés (70%). Compte tenu de l’importance de la sous notification, de la fréquence du recours aux soins dans le secteur privé et de la l’automédication (surtout chez l’homme), le Ministère de la Santé estime l’incidence des IST dans le pays à 600 000 nouveaux cas par an.
Les IST les plus couramment rencontrées en santé publique au Maroc se manifestent par des leucorrhées (pertes vaginales), des urétrites (écoulement urétral), ou des ulcérations génitales (dues à la syphilis, le chancre mou ou l’herpès) qui sont moins fréquentes.

3. Complications et séquelles des IST
Les complications et les séquelles des IST chez les femmes sont de deux ordres :
Gynécologiques suite à l’ascension des germes vers le haut appareil génital
Obstétricales avec des conséquences graves sur la grossesse et sur le nouveau né. La plupart des IST se transmettent de la mère au nouveau né pendant la grossesse et au cours de l’accouchement.

4. L’infection à VIH/SIDA :
Début des années 80, une nouvelle IST incurable et mortelle (l’infection à VIH/SIDA) a été identifiée, elle s’est rapidement disséminée à travers le monde entier et gagne encore et toujours du terrain dans les pays dits ‘en voie de développement’ et, particulièrement, en Afrique centrale et occidentale.
Historique de l’épidémie du VIH/SIDA
1981 Premier cas de SIDA rapporté aux Etas-Unis ;
1982 Définition du cas de SIDA par le CDC d’Atlanta ;
1983 VIH-1 et VIH 2 isolés ;
1985 Test de diagnostic (Elisa) développé et commercialisé ;
1985-1990 Progression rapide en Afrique Subsaharienne, Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, Amérique Latine, Australie.
Mise en place des programmes de contrôle du SIDA.
1990-1995 Progression rapide en Asie du Sud et du Sud Est et Europe Orientale Incidence élevée en Afrique SubSaharienne.
Stabilisation en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest.
1995 Introduction de la tri thérapie
1998 Estimation de l’ampleur de la pandémie VIH/SIDA (Source : UNAIDS)
Personnes vivant avec les VIH/SIDA : 33,4 millions
Nouveaux cas d’infection en 1998 : 5,8 millions
Nombre cumulé de décès dus au SIDA : 13,5 millions (2,5 millions en 1998)
70% des cas mondiaux sont répertoriés sur le continent Africain

Le SIDA est en hausse dans les pays pauvres :
95% des nouvelles infections dans les pays pauvres
1/10 a moins de 15 ans
Plus de 10% de la population infectée vit dans 9 pays africains.
Le SIDA est en baisse dans les pays riches :
Diminution de 80% des décès dus au SIDA (Europe)
Diminution de 50% des cas de SIDA

Le ratio M/F est de 2/1, les tranches d’âge les plus touchées se situent entre 20 et 40 ans (68%)
La maladie est plus fréquente chez l’homme célibataire (55%) et chez la femme mariée (35%)
Le mode de transmission prédominant est sexuel (75%) La transmission hétérosexuelle représente (66%)