Archive pour juin 2008

Afrique: le cri de colère des ventres creux.

Jeudi 26 juin 2008

source : Africatime - auteur: kunnafoni (mai 2008).

En seulement quatre mois le prix des céréales a connu une hausse de 84%. Le riz spécialement en l’espace de 60 jours a flambé de 52%. Avec l’augmentation des tarifs de fret à cause du prix du pétrole qui n’a pas fini de grimper, ce sont tous les autres produits alimentaires et de grande consommation qui ont accusé le coup. Partout en Afrique, éclatent des manifestations de rue contre la cherté de la vie.

« Nous allons paralyser totalement Abidjan et les villes de l’intérieur pour nous opposer à la paupérisation extrême des populations.” Ce cri de désespoir vient de Marius Comoé. Le président par intérim de la Fédération des consommateurs actifs de Côte d’Ivoire n’en pouvait plus de voir ses compatriotes souffrir une deuxième misère après le conflit armé qui a opposé les fils du pays, ceux du Nord à leurs frères du Sud. Parce qu’on se cherche, comme on le dit en français d’Abidjan, pour dire que la vie est chère, trop chère même, la descente des populations dans les rues, les mères en tête, a fait craindre des troubles sérieux pour un pays sortant de guerre et où des velléités de déstabilisation de la part d’irrédentistes sont dénoncés régulièrement. Abidjan n’est pourtant pas le premier pays à connaître des manifestations populaires contre la cherté de la vie et les émeutes de la faim, comme on les appelle maintenant sans honte, n’ont pas commencé aux frontières du Mali. De l’Egypte au Sénégal, du Maroc au Mozambique, c’est comme une croix de fer qui a barré le continent. Au Nigeria, au Cameroun, en Mozambique, en Mauritanie, au Sénégal, au Burkina, en Madagascar… les populations sont sorties pour crier leur colère contre l’augmentation des denrées de première nécessité.

Le prix d’un repas a augmenté, en moyenne d’au moins 30% dans le tiers-monde. « Le problème n’est pas nouveau » rappelle Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation. Il ajoute : « avant la flambée des prix, selon les chiffres de l’ONU, un enfant de moins de 10 ans mourait déjà de faim toutes les 5 secondes. » Mais cette fois-ci il ne s’agit pas seulement de manque de nourriture, mais d’un problème économique de pure spéculation financière.

Spéculation financière
Les détenteurs de capitaux, n’ont pas trouvé meilleurs placements pour leur argent afin d’en tirer toujours plus de bénéfices, que dans les céréales. Entre les mois de janvier et février, les capitaux spéculatifs ont fait ainsi bondir les prix des matières premières, notamment le maïs et le riz, jusqu’à 70% sur la place financière londonienne comparé aux prix pratiqués à la même période l’année dernière. Concernant spécialement le riz, son coût est passé, en seulement six mois de 420 dollars à 570 dollars la tonne à la bourse de Chicago. La Thaïlande, un des principaux producteurs de riz a connu, en une seule journée, début mars une hausse de plus de 30% de cette denrée devenue le nouveau filon des spéculateurs qui ont également pris en otage la culture de maïs pour produire du carburant en remplacement du pétrole, lui aussi de plus en plus cher. Rien que l’année dernière, la facture des pays pauvres pour l’importation de céréales a augmenté de 37% et pourrait s’aggraver lourdement cette année avec une hausse attendue de 56%, à en croire le directeur général de la Fao, le sénégalais Jacques Diouf qui lance un appel aux dirigeants du monde pour une conférence sur la sécurité alimentaire mondiale à Rome du 3 au 5 juin. L’écologiste Noël Mamère en France, ne peut taire sa colère « Derrière cette manipulation spéculative, on retrouve tout d’abord les acteurs de l’agriculture industrielle, les entreprises de la chimie et des semences. Ce sont les mêmes « salopards » […] ces multinationales et leurs amis des industries du pétrole, de l’automobile et de grandes banques qui investissent dans la filière éthanol et ont intérêt à la voir se développer » écrit-il sur son blog.

Dumping agricole
Ce que Jean Ziegler, sociologue suisse et rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation appelle la destruction systématique de l’agriculture vivrière et la qualifie, sans faillir, de “crime contre l’humanité”. «Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant», déclare t-il dans le journal français Libération. Cette pratique de vendre sur les marchés extérieurs à des prix inférieurs aux coûts de production détruit systématiquement l’agriculture vivrière africaine. L’Europe en tête, avec sa politique agricole commune, a payé à ses paysans, en 2006, plus de 350 milliards de dollars au titre de subventions à la production et à l’exportation. Résultat, on trouve partout en Afrique, sur tous les marchés, du moins dans les villes capitales et certaines grandes agglomérations urbaines, des denrées importées qui décourage le paysan local, le met en danger dans sa subsistance même. Près d’une quarantaine de pays africains, sur les 52 que compte le continent, ont une économie essentiellement agricole tenue par des paysans avec des moyens rudimentaires. Rien que pour notre pays le Mali, les subventions américaines ont fait perdre 43 millions de dollar pour le secteur coton alors que le gouvernement recevait seulement 37 millions de dollar d’aide de la part du gouvernement américain.

Irresponsabilité politique
Mais ce ne sont ni aux européens, ni aux américains que nous devons nous en prendre. “Le développement d’un pays incombe à son peuple et à ses dirigeants, pas à la Fao, ni aux Ong” rétorque Jacques Diouf interpellé par les journalistes notamment africains lors du point de presse qu’il a animé à Paris le 23 avril. Le directeur général de la Fao déclare que seulement 7% des terres arables du continent sont à ce jour exploité. Concernant l’Afrique au sud du Sahara, ce chiffre tombe à 3%. Devons-nous continuer à laisser nos frontières ouvertes aux produits moins chers, puisque subventionnés, ou devons-nous développer une agriculture locale pour notre indépendance alimentaire ?

That is the question. O.B.

© Copyright Kunnafoni

Women Of Africa

Jeudi 26 juin 2008

WOMEN OF AFRICA (WOA, qui veut dire “TOI” en dialecte africain) est une Association Loi 1901 crée le 08 Mars 2002 par un groupe de femmes et d’hommes d’horizons divers, ouverte à TOUTES et à TOUS.
Elle a démarré ses activités en Mars 2003.

Elle s’est constituée autour d’une triple volonté :

concevoir et mettre en place des programmes de développement en faveur des femmes, des jeunes et des enfants qui sont les populations les plus vulnérables et dont la marginalisation est un facteur important de sous-développement.

favoriser une intéraction efficace entre le nord et le sud, le sud et le sud par le biais de partenariat-projets afin d’apporter des réponses concrètes et mener des actions de proximité réelles auprès des populations en difficulté et fragilisées.

déployer les forces vives locales et d’aider intelligemment les populations, en les responsabilisant et en leur apportant des outils d’aide à l’autonomie, afin de leur permettre de rester chez elles où elles sont le mieux et de participer ainsi au développement leur pays respectif.

Aujourd’hui plus que jamais, l’action sociale régionale et internationale doit se poursuivre, bien qu’elle ne soit pas la seule réponse aux problèmes de notre temps. Women of Africa privilégie les projets de développement durable sur les projets d’urgence : une approche constructive sur une approche strictement réparatrice. Elle se constitue progressivement un réseau de relais nationaux, régionaux et internationaux, d’associations, de partenaires individuels ou collectifs.

Nombreux sont ceux qui, partout dans le monde, imaginent, inventent, initient et mettent en pratique une autre forme de solidarité, une autre manière de produire, d’échanger et de redistribuer les richesses. Women of Africa soutient ces populations et ces groupements qui mettent en œuvre d’autres conceptions d’existence. Ils cherchent à promouvoir une citoyenneté responsable, en agissant localement et en pensant mondialement.

Riche de la volonté et de l’engagement de ses membres et partenaires, Women of Africa s’attelle aujourd’hui à participer à la construction d’un réseau africain contre la misère.

Pour en savoir plus, visitez le site web

Maaya Travel - tourisme solidaire et promotion de projets locaux

Mercredi 25 juin 2008

Pascal Yamoutou KEITA travaille dans le tourisme depuis plus de 20 ans. Il organise des circuits originaux sur tout le territoire du Mali : merveilleux paysages, rencontres avec les villageois, sourires de la population Dogon, couleurs, soleil… tout est réuni pour vous permettre de découvrir les cultures maliennes et vous laisser de superbes souvenirs.
Pascal s’est engagé dans un tourisme «solidaire» au bénéfice des populations de la région de Ségou. Il aide les associations et les projets locaux en leur proposant d’héberger leurs pages sur son site web.

Avec son équipe, il propose aussi ses services aux ONG et associations locales pour l’organisation de convois humanitaires, la préparation ou l’organisation d’évenements (salons, manifestations, …), la réservation et la location de tout type de véhicule (4×4, minibus, pirogues et pinasse, poids lourds) à des prix adaptés à la situation de chacun.

C’est sûr, Pascal a l’esprit d’entreprise et le coeur solidaire ! Chapeau et bonne continuation !

Mr Pascal Yamoutou KEITA
Agence de voyage et de Tourisme MAAYA TRAVEL
Immeuble Fama Dramé - Rue 20 - Porte 884
Boite Postale 288 - Ségou - Mali
Mobile : (00 223) 643 70 72
Fixe & Fax : (00 223) 232 32 87
Mail
Sites internet : www.maayatravel.com
Skype : maayatravel
Licence de voyagiste N° 06-015/VS/CADSPC-GU

Ass. Resp. Civile N° 409 01 300107 - CNAR SA
Caisse Nationale d’assurance et de réassurance
Square Patrice Lumumba - BP 568 Bamako Mali

Graines de soleil

Mercredi 25 juin 2008

‘Graines de Soleil’ regroupe dans le cadre d’une association “loi N0 40-484 du 1er Juillet 1901″ des acteurs de terrains qui sont motivés par la volonté d’offrir leurs compétences dans une action citoyenne au profit d’une mission de développement. Elle est affiliée au Conseil National de Jeunesse Togo.
L’objectif de ‘Graines de Soleil’ est de promouvoir l’utilisation des TIC en vue du développement socio-économique et de la réduction de la pauvreté.

Cette association vient de lancer sont projet PANEL (Point d’Accès Accompagné au Net pour Enseignants,
Etudiants, Elèves et Lycéens) et a introduit une demande de matériel informatique auprès de Solidarité Informatique Sans Frontières.

page web : www.graines-de-soleil.c.la

ADOYI Amza

Association Gangan (Mali).

Mardi 24 juin 2008

Le Mali est un pays situé au centre de l’Afrique de l’Ouest. Sa population est estimée à plus ou moins 10 millions d’habitants pour 1.241.000 km2. L’environnement est caractérisé au nord par la désertification et au sud par une dégradation écologique.
La grande majorité de la population vit en milieu rural (80%) ; les sédentaires représentent 94% et les nomades 6%. La répartition est de 48% d’hommes pour 52% de femmes.
L’économie malienne est caractérisée par une forte prédominance des secteurs primaires et tertiaires qui fournissent plus de 2/3 du PIB et font vivre la plus grande partie de la population. C’est un pays à vocation agro-pastorale ; le secteur tertiaire compte pour 41à 47% du PIB ; l’agriculture et l’élevage sont les principales activités de subsistance (82% de la population) et comptent pour 42% du PIB.
La population croit de 3,7% par an et est très jeune ; les moins de 25 ans représentent 67% et leurs chances d’accéder à une éducation formelle ou non formelle sont faibles.
Le Mali a affiché une réelle volonté de développement des secteur liés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication lors de la rencontre internationale à Genève en octobre 1996.
On dénombre aujourd’hui 100.000 internautes pour 10 millions d’habitants, cependant, la plupart de ces internautes vivent dans la capitale.

En milieu rural, les conditions d’accès à l’informatique sont rarement réunies !
C’est autour du village de Pélengana, situé à 10 km de Ségou, sur la route nationale-6, que va se constituer la commune rurale de Pélengana, composée de 26 villages, limitée au nord par le fleuve Niger, à l’est par les communes rurales de Markala et Cinzana, au sud par la commune rurale de Sakoïba et à l’ouest par la commune urbaine de Ségou.
Cette commune est peuplée de 32.393 habitants dont 46% sont des jeunes. Elle compte 15 établissements scolaires et medersas peu ou pas informatisés, essentiellement par manque d’infrastructure et à cause du coût élevé des ordinateurs et des formations en informatique.
Pour faire face à ces difficultés en aidant les jeunes, l’association Gangan souhaite créer un centre d’initiation à l’informatique dans la commune de Pélengana et a introduit, à cet effet, une demande de matériel informatique auprès de S.I.S.F.
Vous pouvez les aider en participant à ce projet par un don ou un micro-crédit qui leur permettrait d’assurer le transport du matériel demandé depuis la Belgique et l’installation du centre.

Pour en savoir plus sur Gangan : http://gangan.segou.net

DEMBA DOUCOURE

Le rôle de la femme dans l’économie africaine et dans la sécurité alimentaire

Mardi 24 juin 2008

Sources : M. Kimani, Women struggle to secure land rights, Africa Renewal, Vol.22, p.10

L’économie, en Afrique, de même que l’alimentation, dépend presque entièrement des femmes. Elles représentent, selon l’ONU, près de la moitié de la main d’oeuvre agricole, et sont à l’origine de 80 à 90% de la transformation, du stockage, du transport des aliments, ainsi que des travaux de sardage et de désherbage.

Pourtant, leur accès à la terre est généralement difficile et compromis. Bien souvent, lorsqu’une femme perd son mari, elle perd également sa parcelle, qui était le seul moyen de subsistance de la famille. Une situation de vulnérabilité et de dépendance.
Elles vivent alors en marge de la société, contraintes à partir, et vendent des aliments dans la rue. Problèmes de logement et problèmes de sécurité alimentaire vont dès lors de pair.
Nombre d’entre elles sont alors obligées de se soumettre à la prostitution, et sont dès lors vulnérables aux problèmes de violence, de maltraitance, mais aussi aux risques de transmission du VIH/sida.

La femme africaine et les droits fonciers

Si les femmes n’ont jamais bénéficié de droits fonciers, elles étaient bien souvent protégées par la tradition, qui leur permettaient l’accès à la terre même après un divorce, une séparation ou un veuvage. Si la tradition n’était pas respectée, elles pouvaient alors avoir recours à un arbitrage traditionnel.
Mais, avec la colonisation, les concepts de propriétés privées et d’occupation des terres ont été introduits et généralisés. Les terres ont été divisées et privatisées. En parallèle, la démographie croissante a eu pour conséquence une exploitation excessive et un épuisement des terres. Une concurrence rude s’est formée autour des parcelles. Dès lors, les femmes eurent de moins en moins accès aux terres.
Bien souvent, un double système est effectif, rassemblant régimes traditionnels de propriété foncière et lois issues du modèle occidental.
Selon les femmes, il est temps aujourd’hui de clarifier et de modifier les lois. Les militants du droit des femmes à la terre poursuivent ce plaidoyer depuis des années, avec peu de résultats.
Les femmes réclament que ces droits fondamentaux soient inscrits dans la constitution, et que l’égalité des droits en matière de propriété soit juridiquement reconnue. Il s’agit, dans un premier temps, d’informer les femmes qu’elles ont des droits, et qu’elles peuvent les faire reconnaître, les utiliser. Implicitement, il s’agit aussi de revaloriser le rôle de la femme, qui pourtant, assume la presque entièreté de l’économie africaine. Un débat qui risque fort bien de durer…

Des avancées porteuses d’espoir

Des avancées ont déjà eu lieu. Comme au Rwanda, où le gouvernement a adopté en 1999 une loi qui donne aux femmes les mêmes droits d’héritage qu’aux hommes. Au Ghana, où la production de cacao a permis de donner des parcelles de terre aux femmes qui en deviennent propriétaires. Au Kenya encore, les terres saisies sont l’objet de négociations pour que les femmes puissent toujours y avoir accès. Au Swaziland, 13 parcelles de terre ont été octroyées à des veuves séropositives.

Des pistes à suivre …

L’opération téléchargement de Firefox illustre le retard africain dans les TIC

Mardi 24 juin 2008

Source : Lohento Ken - [AFRICA_NET]

La Fondation Mozilla avait lancé une opération “Download Day” afin de promouvoir le téléchargement de la nouvelle version 3 de Firefox, le logiciel de navigation libre le plus utilisé, par des millions de personnes en une journée et entrer dans le Guinness Book des records.
Mercredi 18 juin, plus de 8.000.000 de téléchargements du logiciel avaient été effectués, ce qui, selon beaucoup, constitue un record jamais atteint. Le 22 juin vers la mi-journée, on comptait plus de 16 millions de téléchargements !

Lorsque l’on examine la répartition géographique des téléchargements, on note que :

  • Les Etats-Unis viennent en tête avec plus de 4, 5 millions de téléchargements
  • L’Allemagne suit avec plus d’1,3 millions
  • La France arrive en cinquième position avec plus de 500 mille téléchargements (derrière l’Angleterre et le surtout le Japon)
  • Le premier pays africain est l’Afrique du Sud avec plus de ….38 000 téléchargements (ce qui est peu en comparaison des chiffres relevés dans les pays développés)
  • Suivent l’Egypte (plus de 22 000), le Maroc (plus de 12000), l’Algérie (plus de 9 000), le Nigeria (plus de 5000)
  • Enfin, pour l’Afrique subsaharienne : Bénin (plus de 240), Burkina Faso (plus de 250), Togo (plus de 140),  Ghana (plus de 3000), Kenya (plus de 3000), Sénégal (plus de 1900), Soudan (plus de 1100), Côte d’Ivoire (plus de 1200), Somalie (plus de 30), Guinée Bissau (4), République Centrafricaine (6).

Ces chiffres illustrent largement la fracture numérique vécue en Afrique et dans le monde. D’autres analyses plus précises seront encore faites d’ici la fin de l’opération (date indéterminée ?)..

Ken L.

Pour plus d’informations, voir le site : : http://www.mozilla.org/

Réseau Education Pour Tous en Afrique (REPTA)

Lundi 23 juin 2008
L’association – Réseau Education Pour Tous en Afrique (REPTA) - a pour objet de rassembler les personnes morales, entreprises, collectivités territoriales, associations et institutions pour favoriser et promouvoir entre elles des échanges, des compréhensions partagées, des liens de partenariats et des synergies d’actions visant au développement de l’éducation pour tous en Afrique.

Le « Réseau Education Pour Tous en Afrique » (REPTA) peut se résumer en quatre idées principales :

  • Mettre en relation des acteurs aussi différents que des entreprises, des collectivités territoriales, des associations, les pouvoirs publics et des institutions internationales,
  • sur une priorité : l’éducation pour tous en Afrique subsaharienne
  • en imaginant et réalisant des stratégies innovantes qui tiennent compte des réalités sociales, culturelles et économiques des pays concernés.
  • en travaillant en partenariat avec les pouvoirs publics, les associations, les communautés villageoises africaines.

L’originalité du « REPTA » est d’abord de faire travailler ensemble des acteurs aussi différents que des entreprises, des associations de solidarité internationale, des collectivités territoriales en partenariat avec les pouvoirs publics et des institutions internationales.
C’est ensuiter d’imaginer des stratégies innovantes tant pour alphabétiser les populations exclues du système éducatif, comme les enfants des rues, que pour rendre plus efficace le système éducatif en soutenant des projets comme les classes bilingues.

Le système éducatif en Afrique a de toute évidence besoin d’argent mais tout autant d’idées nouvelles.

pour en savoir plus, visitez le site web de REPTA

Comment les riches détruisent la planète

Dimanche 22 juin 2008

(extrait du livre de Hervé Kempf - éditions seuil)

Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir.
Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès.

C’est un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice.
Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néolibérale ne sait plus que s’autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.

Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques.
Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.

Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées.
Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

Hervé Kempf est un des journalistes d’environnement les plus réputés. Depuis près de vingt ans, il travaille à faire reconnaître l’écologie comme un secteur d’information à part entière, et a défriché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM. Après avoir fondé Reporterre, il a travaillé à Courrier international, à La Recherche, et maintenant au Monde.

L’Afrique, peu pollueuse, paie le prix fort du réchauffement climatique

Samedi 21 juin 2008

Quand la température monte en Afrique, “les récoltes sont mauvaises et les gens meurent de faim, ou bien les femmes et les filles passent des heures à chercher de l’eau”.

En revanche, relève le PNUD, “dans les pays riches, la gestion du changement climatique se réduit en général au réglage des thermostats, à des étés plus longs et plus chauds et à des modifications de saison”.

Cette “inégalité” face aux tempêtes, inondations et autres sécheresses est subie par tous les pauvres du monde. Mais l’Afrique sub-saharienne, où 40% de la population vit avec moins d’un dollar par jour et autant avec moins de deux dollars, est la plus vulnérable.

Selon les auteurs de l’étude, sur les 720 millions d’habitants de cette région “de 75 à 250 millions pourraient d’ici 2020 voir leurs conditions de vie ou leurs perspectives de développement compromises” par les effets du réchauffement.

Quand le climat se dérègle, la production agricole s’effondre et entraîne des problèmes de malnutrition, de pertes de revenus et de santé.

D’ores et déjà, les enfants nés pendant des périodes de sécheresse, comme par exemple en Ethiopie et au Kenya, souffrent davantage de malnutrition et enregistrent des retards de croissance.

Au Niger, les inondations de 2007 ont créé des mares d’eau stagnantes qui ont attiré les moustiques, porteurs de maladies. Des épidémies de fièvre ont été observées dans la vallée du Rift, ainsi que des hausses des cas de paludisme.

Le PNUD estime que, d’ici 2060, si la température augmente de 2,9 degrés et que les précipitations diminuent de 4%, le revenu par habitant devrait baisser d’un quart en Afrique sub-saharienne.

Or, cette région émet dans son ensemble moins de dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz à effet de serre, que l’état du Texas à lui tout seul.

“Le continent affiche le bilan carbone le plus léger au monde, mais risque vraisemblablement de payer le plus lourd tribut au siècle prochain, à cause du changement climatique”, soulignent les auteurs du rapport.

Pour eux, “les pays riches doivent s’acquitter de leur responsabilité” et saisir l’occasion de la conférence des Nations unies de décembre à Bali (Indonésie) pour promouvoir “la coopération internationale”. Cette réunion portera sur les suites à donner au protocole de Kyoto sur les gaz à effets de serre, dont la première phase expire en 2012.

Mais les gouvernements africains ont également un rôle à jouer, notamment pour aider leurs citoyens à faire face aux phénomènes extrêmes.

Dans le domaine de la prévention, le PNUD leur recommande de développer des “systèmes d’alerte précoce” et “un réseau de surveillance météorologique”, et note qu’actuellement il n’existe sur ce continent qu’une station météo pour plus de 25.000 km2, contre une pour 716 km2 aux Pays-Bas.

Le PNUD invite aussi les pays africains à investir dans des installations de stockage ou de collecte d’eau dans les régions qui enregistrent de fortes précipitations concentrées sur quelques semaines.

Enfin, il souhaite l’amélioration des programmes d’assurances pour les agriculteurs et les pauvres en cas de catastrophes climatiques.

Téléchargez le rapport complet.